Grand format Corps, poésie ou ironie ?

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Grand format Photographie, corps Publié le 25.05.2018

[CADRAGE & COMPOSITION #3] Corps, poésie ou ironie ?

Entre cadrage et composition, la photographie est chose sérieuse. Répondant à une maîtrise de ces deux éléments auquel peut s'ajouter la gestion de la lumière, l'auteur exprime ses envies. Une série de clichés invite à un univers, une interrogation, ou tout simplement une évasion.

Un corps, un jour disparaîtra, le photographe saisit cet instant pendant lequel le corps est inconfortable, volontairement ou non, durablement ou pas. Il est aussi des périodes de doutes, quand le corps naturellement vieilli n'est plus un objet à voir, mais qu'il est utilitaire. Quel sens pour un corps qui n'est là que pour être présent ? Que reste-t-il quand il est remplacé ? Il est alors des moments où le corps n'est plus un sujet en soi, il devient secondaire tant on s'amuse de lui, on le contourne, on le spolie, on l'ignore.

Geneviève Caron

Au Grand Hotel Miramare, des dames posent sans complexe devant l'appareil de Genevieve Caron, récompensée du Grand Prix Lux 2017. Dévoilant leur corps dont le temps a fait défaut, elle le transforme en qualité. Les peaux tombantes sont des vêtements texturés dont s'accommodent ces dames à loisirs ; elles se plaisent à assumer ce que le temps à fait d'eux, le corps n'est plus présent tant leur esprit semble ailleurs.


Juuke Schoorl

Parce que la peau est une membrane souple, à mémoire de forme, lisse un instant, aux couleurs variées, elle se sculpte. Cette série de photographies est une exploration des qualités plastiques de l'épiderme. À travers des extensions, tensions et étirements, la peau est mise à rude épreuve, puis retrouve son aspect originel.


Ben Zank

Comme un jeu de cache-cache, l'homme perd son sens, ne sait plus ce qu'il fait. Ben Zank, photographe basé à Brooklyn, immortalise des moments pendant lequel l'homme se laisse aller à ne plus savoir ce qu'il fait. Qu'il se fonde dans la masse ou se torde à perte, l'homme fait ce qui lui semble bon en cet instant, quitte à perdre la raison.


Marcus Palmqvist

Le photographe suédois a demandé à des danseurs de danser. Marcus Palmqvist prend ensuite le moment opportun pendant lequel le corps en apesanteur aura été dans une place inconfortable, tant pour lui que pour le spectateur. Quid d'une joue qui semble soutenir tout un corps en tension ?


Iiu susiraja

L'artiste finlandaise Iiu Susiraja pousse les limites de la moquerie de son propre corps. Jouant de son anatomie, ses selfies tournent en dérision les affres du temps sur l'anatomie d'une femme, qui plus est de forte taille. On y voit un balai coincé sous sa poitrine tombante, des brioches sur les oreilles ou des chaussures scotchées à ses cuisses, comme inatteignables.


Par Florian Bulou-Fezard



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