Mars 2009
ÉDITO
La figure du graphiste
par Étienne Hervy
Il ne manque pas d’allure Peter Saville. Interrogé sur la pochette qu’il a réalisé en 1979 pour Unknown Pleasures, premier album de Joy Division. Il ne se gêne pas pour dire qu’il n’a pas écouté le disque, se focalisant sur la pochette que lui aurait aimé trouver dans les bacs de son disquaire. Sur l’avant, une illustration tirée de la Cambridge Encyclopedia of Astronomy passée en négatif. Même pas de liste des titres au dos. Trente ans après, le chanteur Ian Curtis est mort, après s’être suicidé en 1980, l’album et sa pochette sont imprimés dans toutes les mémoires, entrés dans la légende du rock et dans celle du graphisme. Au point que ce graphiste apparemment si peu attentif à son sujet fasse partie de l’histoire au même titre que le groupe et son label. Aussi pop star que ses clients, Peter Saville figure parmi les témoins privilégiés réunis par Grant Gee dans son documentaire Joy Division, actuellement sur les écrans des cinémas d’art et essai et qui sert de prétexte à cet édito.
Lire la suiteSuccès discographique, l’album sera aussi une réussite, plus personnelle, pour le graphiste, qui y a trouvé la
reconnaissance de ses pairs. L’industrie du disque britannique et sa pop culture auront ainsi permis l’émergence de nombreux
graphistes : 8vo, Malcolm Garrett, Vaughan Oliver (é :117) ou The Designers Republic. Tous ont su tirer parti de leur statut de graphic
designer. Une fois appropriées, les problématiques de leur client ont constituées les fondements de leurs créations,
des images qui trouvaient là tout à la fois un support et un mode de diffusion. Pour qui sait s’y intéresser, le
statut de graphiste est de ceux qui permettent de participer aux aventures. La pochette de disque a depuis longtemps entonné son chant du
“signe”, The Designers Republic s’arrête après vingt-trois ans de services et les bons disquaires mettent la
clé de sol sous la porte au profit des sites de vente en ligne. Le métier a changé, désormais le graphiste
possède une carte en plus dans sa main. Il dispose de tous les moyens pour produire et diffuser les projets auxquels il adhère.
Étienne Hervy
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Le fond & la forme
StudioTDR : RIP
par Adrian Shaughnessy
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L’empire était au déclin. Il cesse cette année son activité, l’occasion de revenir sur l’aventure The designers Republics. Depuis 1986, le studio britannique, emmené par Ian Anderson a imposé son style électro et remué le monde du graphisme grâce à une exubérance provocante.
http://www.thedesignersrepublic.com/
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PortraitMax Bill
par Richard Hollis
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Le travail de Max bill décrypté par un grand historien du graphisme. Dans les années 60, le moderniste suisse qui écrivait que la « solution la plus simple était la plus belle » a su élever design et typographie au rang d’œuvre d’ art.
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Street ArtZevs
par Marie Deparis-Yafil
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Attaques à la lecture commerciale de l’image, travail de liquidation des logos, les interventions de ZEVS dans le paysage urbain proposent une nouvelle lecture alternative du domaine public.
http://www.gzzglz.com/
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Design InteractifRNDMBKS
par Guillaume Grall
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Retour sur les expérimentations du duo Lyonnais Superscript, qui, à l’occasion de l’exposition qui leur est consacrée à l’espace My Monkey, propose un système d’édition fondée sur l’exploration aléatoire de wikipédia.
http://www.super-script.com/
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ACTUS
LA PART DU TEXTE
- Photo
La rétrospective imprimée de l’œuvre de Diane Arbus ou le soin que Pierre Leguillon porte aux images par Par Jeanne Quéheillard.
- A leurs avis
Portfolios par Charlotte Cheetham
- Interview
Nagi Noda par Etienne Mineur
- L’image réfléchie
- Agenda
Le détail qui tue par Pierre fresnault-Deruelle
- Zoom
- Technews
PARTICIPANTS AU NUMÉRO
- Pierre Fresnault-Deruelle, Etienne Mineur, Véronique Vienne et Laetitia Wolff.