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Grand format école, diplômés, Graphisme Publié le 21.09.2017

Les Diplômés : Fanny Claudon, graphiste freelance

Chaque année, chez étapes:, nous proposons à l’automne un numéro spécial diplômes qui présente une sélection des projets de fin d’études réalisés par les étudiants en école d’art et de design. Mais que sont devenus ces jeunes graphistes dont nous avons été séduits par le projet et que nous avons eu la joie de passer dans nos colonnes au cours des années précédentes ? Nous avons mené l’enquête.



Fanny est sortie diplômée de l'ESAA La Martinière Diderot de Lyon en 2016. Son projet d'alors était Feed The Troll. Il s'agit d'une extension à installer sur son ordinateur qui déclenche un système parallèle de commentaires. Elle imagine un espace de liberté absolue par les commentaires des internautes. Dans l'anonymat, chacun est encouragé à agir sur le contenu à l'aide d'une boîte à outils visuels. L'univers qu'elle y développe est enfantin, le trait tremble, les couleurs jaillissent.



Site : fannyclaudon.com
Projet de diplôme : Feed The Troll


Quel diplôme as-tu obtenu en 2016 ? Peux-tu nous raconter ton parcours depuis son obtention ?

J’ai obtenu un DSAA option design graphique en 2016. À la sortie de l’école, il était catégorique pour moi de ne pas me lancer en freelance mais bien de trouver un poste afin de me perfectionner au côté d’autres graphistes, et du moins de ne pas me confronter seule pour la première fois à des clients.



Au bout de 2 mois de recherche, j’ai fait ma rentrée de septembre au sein de Pilot’in, mais en stage, faute d’avoir trouvé un poste en CDD ou CDI ! J’y suis restée 6 mois. Ceci dit aucun regret, j’ai découvert le monde des agences, encore différent du fonctionnement des studios de design rencontré en stage.

Le design en agence est imprégné de la notion de marketing, ce qui change beaucoup la conception du design et les plannings. C’est à Pilot’in que je me suis perfectionnée dans mon approche en UI/UX design. À la fin des 6 mois, il n’y a pas eu de possibilité d’ouverture de poste pour moi, l’agence étant très jeune. Dans le cas où je souhaitais prendre un statut de freelance, Pilot’in me garantissait des projets tous les mois. Je me suis lancée ! J’ai été assez surprise par la demande de missions de graphisme en freelance ! Cela me permet donc actuellement d’exercer mon métier à plein temps, bien que je sois encore actuellement à la recherche d’un poste de directrice artistique junior. 



Pourquoi avais-tu choisis ces études ?



Je trouve que son exercice quotidien est agréable, parce que c’est un métier sans responsabilité à risque, je veux dire, nous ne sommes pas médecins. Du coup, même s'il y a la pression de « bien faire » et de faire en sorte que le client soit satisfait tout en le conseillant, ça reste un métier assez léger. Je ne dis pas que c’est facile, mais je voulais choisir un métier qui ne m’épuise pas physiquement et mentalement. Au contraire, avec le graphisme, tu apprends constamment. Je voulais que ça soit envisageable pour moi de faire ça toute ma vie et de pouvoir changer un peu de branche si j’en ai envie. En ce moment par exemple, je pense que je vais me spécialiser dans l’UI design. 




Comment as-tu vécu ton passage de l'école à l'insertion professionnelle ?



Je suis partagée. Clairement, il faut le dire, en 2017 c’est difficile de trouver un poste de créatif junior. L’expérience demandée est aussi difficile à satisfaire. 

Durant la première année d’expérience, tu travailles sur des projets qui ne respectent absolument rien de ce que tu as appris comme process à l’école ! Mais après, tu comprends que c’est toi qui dois imposer ta vision et ton savoir-faire, et rendre le projet intéressant à réaliser. Il faut imposer des choix graphiques logiques et intelligents, peu importe le budget, et ce n’est pas forcément évident lorsqu’on l’on sort de l’école. 

C’est dommage qu’il n’y aucune alternative entre le « dernier » stage et le premier poste. À l’école, on devrait équilibrer un peu plus la dimension théorique et la dimension marketing.


Mais en même temps, « la galère », ça m’a obligée à faire les choses par moi-même, et j’ai enfin compris qu’il ne fallait professionnellement rien attendre des autres. Cependant, cela m’a fait réaliser aussi que je progresse beaucoup au côté de quelqu’un qui souhaite te « passer le flambeau » du graphisme. Je trouve aussi que j’ai beaucoup progressé en négociation commerciale, et comment négocier la valeur de mon travail !


As-tu poursuivis ton travail de diplôme, et élargi l’application de tes questionnements sur d’autres supports numériques ?



Je l’ai présenté au ShowRoom IDémo du festival lyonnais Mirage. Je le présente aussi aux entretiens ! J’ai aussi conservé l’identité visuelle du projet comme ma propre identité visuelle de freelance. Je suis en train d'imaginer la refonte de mon book en ligne sur lequel je réutilise ma charte graphique et les animations imaginées dans mon projet de diplôme.



 Quels sont tes projets pour la suite ?

Je suis toujours à la recherche d’un poste de directeur artistique, néanmoins grâce à mon statut de freelance, j’accepte toujours des missions à plein temps, ce qui me permet de vivre de mon travail entièrement ainsi, je n’ai pas la pression de trouver un poste immédiatement.




 Propos recueillis par Florian Bulou-Fezard



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