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Grand format Reportage Photo, abstraction, reportage, Exposition Publié le 06.12.2017

Photographisme, trois génies de l'image explorent les relations entre abstraction photo et graphisme

Depuis le 8 novembre, les visiteurs du Centre Pompidou peuvent découvrir "Photographisme", un petit parcours gratuit, dont l'ambition est d'explorer les relations entre la photographie et le graphisme au travers les expérimentations de trois grands maîtres de l'image : Klein, Ifert et Zamecznik.

Le cadre est confidentiel. Il faut descendre au -1, à la galerie Galerie de photographies, pour admirer cette narration visuelle, élaborée autour d'un courant artistique né dans les deux décennies suivant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Si l'exposition se fait discrète, ce n'est que pour mieux préserver la qualité de son contenu. Aux murs, les abstractions photographiques témoignent des recherches formelles menées par ces trois artistes, révèlent une démarche imprégnée de l'héritage laissé par les avant-gardes et les personnalités majeur du Bahaus. Leur application sur différents types de projets, montrent ensuite, comment ces captations du mouvement, sont utilisées de manière innovantes pour habiller des publicités, couvertures d'ouvrages ou encore affiches culturelles.

Le bal est ouvert par Gérard Ifert. Formé au graphisme en Allemagne, élève d'Armin Hoffmann, il se passionne très vite pour la photo graphique. Ses travaux rassemblent de magnifiques dessins lumineux, obtenus grâce à la combinaison de longs temps de pause avec les mouvements d'une torche, installée sur des objets dynamiques. Le résultat est cinétique, proche de l'illusion d'optique et indéfinissable quant à sa source.

Le deuxième espace est consacré à Wojciech Zamecznik. Le Polonais, architecte, designer et graphiste s'intéresse dès les années 1950 aux possibilités offertes par le medium photographique. Il tente tout, utilise la pause longue comme le photogramme et surtout, réexploite à merveille ses recherches pour différentes commandes. Il se sert de ses formes minimalistes, les colorise et les juxtapose pour développer de nouvelles suggestions visuelles porteuses de sens.

Enfin le parcours se finit avec William Klein. Connu du grand public pour ses photos de New York, il est avant tout un explorateur de formes. Un curieux insatiable qui multiplie les essais et les expériences pour produire des images novatrices. Une majorité des œuvres exposées ont été réalisées au photogramme (image obtenue sans utiliser d'appareil photo, en plaçant des objets sur une surface photosensible). Les motifs se répètent, les éléments typographiques se distordent. Une imperfection sensible se dégage des compositions cadencées. Elles trouvent parfaitement leur place sur des pochettes de disques ou sur les couvertures de la revue italienne Domus.

L'exposition proposée par Julie Jones et Karolina Ziebinska-Lewandowska est vivement conseillée à tous les amateurs de graphisme. Le propos est encourageant, montre que l'important n'est pas d'être architecte, photographe, designer, graphiste ou réalisateur, mais bien d'être en mesure de toujours inventer de nouveaux langages au service de la composition. C'est ce qui rassemble ces trois génies de l'image.

Photos et textes par Charles Loyer



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