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Grand format école, Diplôme, diplômés, Graphisme Publié le 04.01.2018

Les Diplômés : Adrien Ledoux & Maxime Matias, aka Studio Rimasùu

Chaque année, chez étapes:, nous proposons à l’automne un numéro spécial diplômes qui présente une sélection des projets de fin d’études réalisés par les étudiants en école d’art et de design. Mais que sont devenus ces jeunes graphistes dont nous avons été séduits par le projet et que nous avons eu la joie de passer dans nos colonnes au cours des années précédentes ? Nous avons mené l’enquête.



À eux deux, Adrien et Maxime forment le studio Rimasùu. Dans leurs projets de diplôme - obtenus en 2016 - ils se sont penchés sur la question de la perception olfactive et de sa traduction graphique. Dans un premier temps, ils collectent des avis subjectifs sur six types d’odeurs : douce, musquée, boisée, hespéridée, florale et épicée. Ils développent ensuite une série de posters en sérigraphie permettant l’identification visuelle des 45 molécules odorantes du champ des odeurs, un système de cartographie des perceptions olfactives inventé par Jean-Noël Jaubert. Ils reviennent sur leur parcours depuis la publication.



Site: www.rimasuu.com
Instagram: @rimasuu_std

Pouvez-vous nous raconter votre parcours depuis l’obtention du diplôme ?

Nous avons tous deux été diplômés des Arts Décoratifs de Paris, en Design Graphique. Depuis, nous avons lancé notre studio de création Rimasùu, avec la volonté d’allier des travaux commissionnés et nos recherches personnelles.

Notre premier projet a été une résidence artistique en Guadeloupe ; une belle opportunité de poursuivre nos recherches graphiques liées aux odeurs et aux parfums dans un nouvel environnement olfactif et culturel. L’objectif était double : transmission et recherche. Nous sommes intervenus dans une école primaire afin de réaliser des ateliers de création artistique en lien aux odeurs. Notre défi était de rendre accessibles et ludiques nos recherches précédentes afin que les enfants se les approprient et s’amusent. Par ailleurs, nous avons pu interviewer différents acteurs locaux sur leurs pratiques et leurs rapports aux odeurs dans leurs domaines (cultivateur de café, vanille, distillateur d’huiles essentielles…); et produire en réaction à ces rencontres.



Pourquoi aviez-vous choisi ces études ?

Nous avions tous deux, au-delà du design graphique, un attrait particulier pour la pluridisciplinarité : nous avons toujours apprécié le croisement des pratiques et des médiums. Pour nous, le graphisme doit s’exprimer en dialogue avec la photographie, la peinture, l’architecture, l’art olfactif…

Comment avez-vous vécu votre passage de l’école à l’insertion professionnelle ?

Très bien! Nous avons pris le temps de monter notre studio, de prendre du recul sur notre pratique et nos envies, de mettre en place nos idées. Cette année a été riche en rencontres, nous confortant dans nos projets. Nous avons réussi à poursuivre nos recherches olfactives tout en répondant en parallèle à des commandes plus restrictives, mais tout aussi intéressantes.



Avez-vous eu des retours suite à la publication du numéro ?

Nous avons eu l’occasion de rencontrer une agence créative qui nous a contactés, ce sera peut-être le point de départ de collaborations futures !

Souhaitez-vous continuer les recherches sur les interprétations graphiques des odeurs ?

Nos recherches liées à l’olfactif restent pour nous un fil rouge, que nous allons poursuivre cette année bien entendu. Nous travaillons entre autres, à la conception d’une édition reprenant notre travail réalisé lors de notre résidence en Guadeloupe, accompagnée d’une exposition.

Quels sont vos projets pour la suite ?

La rentrée a été marquée par notre installation dans de nouveaux locaux avec des amis designers, ainsi que de nouveaux projets. Nous travaillons notamment avec une jeune maison d’édition de mobiliers guadeloupéens nommée TIBAN. Nous travaillons sur ce projet conjointement avec le duo de designer dach&zephir, qui ont dessiné le premier objet éponyme de la marque. Nous avons pu rencontrer lors de notre passage en Guadeloupe les différents acteurs qui font vivre ce projet, du créateur de la maison, aux bûcherons qui sélectionnent les essences de bois, aux ébénistes qui lui donnent corps. Il était important pour nous d’avoir une vision très nette du contexte culturel lié à l’histoire de cet objet. À notre retour en métropole, nous avons travaillé sur l’identité visuelle de la marque et réalisé une série photographique. Nous avons également hâte de retranscrire notre expérience aux Antilles, sans doute sous la forme d’un livre et d’une exposition. On verra où le vent nous mènera !

Propos recueilli par Florian Bulou-Fezard



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