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Grand format Les avant-coureurs Publié le 13.12.2016

Jonas Sellami "la 3D est un univers basé sur l’incertitude qui rend infini le champ des possibles"

Dans le cadre du lancement de la version pro du Sprout by HP , un ordinateur exclusivement conçu pour les créatifs. Etapes vous présente « Les avant-coureurs » une chronique pour mettre en avant les nouvelles pratiques artistiques issues du numérique.

Pour ce second volet des avant-coureurs, nous avons rencontré Jonas Sellami, un jeune graphiste nantais de 27 ans, basé à Los Angeles. Jonas travaille aujourd’hui pour la start-up « Output » qui conçoit des instruments destinés aux musiciens, producteurs ou compositeurs et mêle aujourd’hui ses deux passions, la musique et le design. En 2014, il créait pour la première fois une identité visuelle en 3D pour le collectif et webzine, « Input Selector ». Il s'est depuis spécialisé dans cette technique.

La découverte de nouveaux terrains créatifs

À l’inverse de nombreux de ces homologues, c’est la 3D qui a guidé Jonas Sellami vers le graphisme. Assez vite, il se passionne pour cet univers singulier, fasciné par la possibilité de pouvoir « flouter la frontière entre ce qui est réel ou non ». Pour lui, la création en 3 dimensions s’apparente à la Science Fiction. Elle permet de créer des choses qui n’existent pas, sans exclure la possibilité qu’elles se matérialisent un jour. Un univers basé sur l’incertitude qui rend infini le champ des possibles.

Malgré cet intérêt précoce, le designer français a pendant une partie de ses études, laissé de côté cette activité et c’est au cours d’un stage chez Flydesigners, où il côtoie Plasticbionic, qu’il décide de s’y replonger à fond. « Je voyais les trucs déments possibles à produire. À ce moment j’ai pris conscience que le terrain de jeux n’était plus une surface, mais un volume, qu’il n’y avait plus à se soucier de certains facteurs comme la gravité, ou le choix des matériaux, car la 3D permet de recréer ou de créer des textures inexistantes ». Suite à cette expérience et après plusieurs mois passés derrière son écran à se familiariser avec la technique, il commence à sortir ses premières images correctes. Assez vite, ses structures et matières impossibles séduisent son entourage et c’est pour des pochettes de vinyle ou la communication de label qu’il livre ses premières commandes.







La 3D une interprétation subjective et matérielle du réelle

Aujourd’hui son travail, reconnu en France comme à l’étranger, est consacré dans l’ouvrage Design Origin: France, publié en janvier dernier chez viction:ary. Une rapide progression qui lui a permis de prendre du recul sur sa pratique. « Je considère la 3D comme une manière d’interpréter le réel. On peut penser futile de vouloir créer des rendus photoréalistes, mais pour moi c’est là que les choses deviennent intéressantes, qu’il est possible d’y intégrer un dérangement ».








Et de se pencher vers de nouvelles manières de créer « Je m’intéresse depuis quelques temps au design génératif, fréquemment utilisé dans l’architecture et le design industriel. On met en place un ensemble de règles et paramètres sans vraiment connaitre le résultat final. Cette part d’aléatoire m’inspire et apporte cet aspect ludique a la création ».

À l’entendre aussi passionné, on comprend que la modélisation est un processus très stimulant, où tout se joue dans les détails, dans la gestion des lumières et des textures. Pour arriver à ses fins, Il faut oublier la conception initiale d’un objet pour lui redonner forme, comme on assemblerait un puzzle. Une démarche extrêmement technique dans laquelle vient s’insérer la part subjective du créateur. Jonas Sellami voit d’ailleurs la technologie comme un ami et reste curieux des nouveautés « Je pense que le Scan 3D ouvre énormément de portes et de possibilité d’expérimentation, comme scanner des matériaux ayant différentes réactions à la lumières. Si on m’en met un entre les mains, j’aurais un peu peur de ne plus pouvoir m’arrêter ».


Le Sprout Pro by HP est un PC d’un nouveau genre qui tend à redéfinir les espaces de travail.
Son système de numérisation instantanée en 2D ou 3D permet de scanner et de manipuler virtuellement les objets sur l’écran ou le tapis de projection. Les nouvelles applications professionnelles optimisées pour le Sprout, offrent un large éventail de possibilités en matière de création 3D. L’objet peut être modelé à l’infini en ajoutant ou en enlevant de la matière, transformant les textures et les couleurs. Nous avons reçu un exemplaire du Sprout Pro, que nous vous faisons découvrir dans cette vidéo.

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Liens :
Démonstration par le directeur de création et designer anglais Patrick Grant :



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