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News Publié le 09.05.2018

[Agenda] Motion Motion célèbre le graphisme en mouvement


Le samedi 19 mai, de 10h à minuit, nous vous donnons rendez-vous à Nantes pour assister au Motion Motion, Festival du graphisme en mouvement. Pour la 2e année consécutive, la manifestation s'installe dans l'antre de Stéréolux avec un riche programme de conférences, rencontres, projections et ateliers. Il y aura même un concert pour achever cette journée conviviale dans une ambiance festive.

Premier festival de motion design grand public et gratuit en France, Motion Motion revient avec de nouvelles ambitions et toujours la volonté de faire découvrir la discipline dans toute sa diversité : 3D, 2D, animation traditionnelle, stop motion, etc... Comme nous l'explique Matthieu Colombel, président de l’association des Motion Designers Français et co-organisateur du festival, Nantes est la place géographique idéale au déroulement de cette journée. Le chef-lieu des Pays de la Loire est en effet un vivier de jeunes designers et une agglomération particulièrement ouverte au numérique et à l’innovation. En attendant de vous faire vivre en live, cette seconde édition, il revient avec nous sur la première édition de Motion Motion.

Quel est votre bilan de la première édition du Festival Motion Motion ?

Nous pouvions difficilement faire mieux. Le festival a accueilli 2 500 personnes, soit 5 fois plus que la participation estimée. Les conférences étaient toutes complètes. L’installation de Réalité Virtuelle « The Daily Task » a été particulièrement sollicitée par le public et l'œuvre de Guillaume Marmin (Hara) a envouté tout le monde. Nous avons été surpris par la mixité du public qui réunissait professionnels, étudiants, familles et curieux.

Pourquoi créer un festival exclusivement dédié au motion design ?

Aujourd’hui le motion design est partout : au cinéma, à la télévision, sur le web, en communication, etc. Les écoles ouvrent des sections spécialisées et les offres d'emploi explosent partout en France. Il était temps de créer un évènement pour montrer toute la richesse de ce métier.

La première édition a présenté le motion design à la fois dans son environnement et dans sa relation avec d’autres disciplines : le générique de films et de séries, le jeux vidéo, le sound design, la direction artistique. L’art visuel, dit aussi abstract motion, était présent à la fois dans les expositions et les concerts. C’est une partie importante du métier qui consiste par exemple à interroger les relations entre le graphisme et le son ou comprendre comment véhiculer un message à partir de formes géométriques par exemple.

Comment expliquez-vous le défaut d’information autour du Motion Design aujourd’hui ? 

Tout le monde parle de Motion Design mais personne n'arrive à expliquer clairement de quoi il s’agit. Cela vient de l’ambivalence qui entoure la définition du "Design". D’autres disciplines souffrent du même problème comme le sound design, le web design ou l’UX design.

Dans les années 1950 et 1960, les motion designers tels que Saul Bass ou Maurice Binder réalisaient des génériques de films ou de publicité. Considérés comme des artisans animateurs des monteurs truquistes, ils cassaient les règles et innovaient avec les moyens du bord. Au milieu des années 2000 l’explosion d'internet et du haut débit a fait émerger une nouvelle génération de bidouilleurs. Les agences digitales s’intéressent alors à ces profils multitâches, qui travaillent sur de nouvelles manières de produire du contenu vidéo et animé pour le web. Depuis, les agences envisagent le motion designer comme un excellent support technique. 

Pour moi, le problème de visibilité vient de là. On oublie trop souvent que les motion designers sont avant tout des créatifs. Au delà de leurs compétences techniques, c'est leur vision créative qui apporte sa valeur au projet. Ils perçoivent la production dans son ensemble et cassent les règles pour mieux répondre aux contraintes imposées. Aujourd’hui certains préfèrent se définir comme "réalisateurs" pour que soit intégrée cette dimension créative à leur métier.
 
Quels sont les axes de développement de l’association ? Allez-vous rester à Nantes pour les prochaines éditions ?

Nous allons enrichir le contenu et repenser le moment des rencontres professionnelles ainsi que la circulation au niveau de l'exposition pour plus de fluidité.

La ville de Nantes est l'endroit rêvé pour ce type d'événements pour deux raisons. D’abord l’équipe de Stéréolux qui nous a accompagné en tant que co-producteur est exceptionnelle. Sans eux nous n'aurions jamais eu autant de succès. Ensuite, la position de Nantes sur les métiers de la création et du numérique est stratégique. La ville encourage et aide au développement de ce type d'évènements. Le contexte est idéal. 

Découvrir le programme : http://motionmotion.fr



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