Analyse Musée de l'imprimerie : une première bonne impression

Recevoir la newsletter

Recevez chaque semaines la newsletter étapes:

1493298314
Lancer la galerie 18 images
Grand format Analyse Identité, Logo, musee Publié le 23.02.2015

Musée de l'imprimerie : une première bonne impression

Inauguré en 1964, le Musée de l'imprimerie à Lyon cherche depuis sa création à valoriser auprès du public le patrimoine livresque et graphique. Une mission que mène son directeur Alan Marshall, à la tête de l'institution depuis 2002, en poursuivant un travail de recherche, d'archivage et par la tenue régulière de nouvelles expositions.
À l'occasion de ses 50 ans, en décembre 2014, le musée a décidé de revoir son identité visuelle et sa communication. Bureau 205 a hérité de ce projet de taille comprenant le dessin du logotype, l'identité, les supports de communication mais aussi la scénographie ou encore la signalétique. Damien Gautier, fondateur du studio lyonnais de design multi-médias, a accepté de répondre à nos questions et de détaillé les étapes de cette refonte.


Bureau 205 a été choisi pour réaliser la refonte de l'identité visuelle du Musée de l'Imprimerie. Pouvez-vous nous rappeler toutes les facettes que ce projet comporte ?
Il ne s'agit pas seulement de la refonte de l'identité du Musée mais de l'ensemble des problématiques d'image et de communication. Nous sommes intervenus dans le contexte où l'équipe du musée travaillait sur la muséographie afin d'intégrer la période contemporaine jusqu'alors absente.
Si nous avons repensé son identité et son "logo", nous avons abordé bien d'autres aspects tels que la scénographie, la signalétique, la communication, etc.

Comment ce projet vous est-il parvenu ?
Le Musée a lancé un appel à candidature en 2013. Plus de 50 candidats y ont répondu. Il s'agissait de proposer une démarche et non un projet. C'est-à-dire que nous n'avions pas de maquettes à fournir.

Quel a été le processus créatif ? Était-ce une évidence de concevoir un logo typographique ?
Le processus créatif est forcément complexe à décrire.
Mais ce qui peut peut-être le caractériser, c'est qu'il a – comme nous aimons le prévoir pour beaucoup de nos projets – fait la part belle au dialogue, aux échanges avec l'équipe du Musée.
Nous avons proposé des premiers principes qui, dès le départ, considéraient les nombreux aspects de l'image du Musée.
Nous avons ensuite laissé le temps de la réflexion à Alan Marshall et à son équipe (qui était réellement partie prenante) puis avons – comme doit le faire le designer – chercher à faire "monter" encore le projet en intégrant les remarques. Pas forcément toutes mais toujours dans un esprit de pédagogie, avec des propositions alternatives, argumentées.
C'est assez rare d'avoir un commanditaire qui en sait au moins autant que vous sur votre discipline. Les discussions ont donc été animées, denses. Nous avons pu discuter de microtypographie, débattre de la silhouette du drapeau d'un texte, confronter nos points de vue. Nous avons regardé chaque caractère "dans le blanc de l'œil". Un régal pour des graphistes et dessinateurs de caractères. Cela a pris du temps, mais au bénéfice du projet.
Pour ce qui est du logotype uniquement typographique, Alan Marshall comme nous avons rapidement été convaincu du fait qu'un symbole n'était pas forcément nécessaire.

Que représentent les différents traits qui encadrent le texte ?
C'est une bonne partie du projet de l'identité du Musée.
Ils peuvent représenter à la fois les filets de la composition au plomb, les lignes en pointillés d’une carte perforée, les attributs graphiques d'une composition plus récente.
Ils sont surtout un matériau et un élément du système graphique mis en place pour le Musée.
Ils sont "à disposition" au même titre que les caractères choisis pour concevoir tel ou tel document.
Ils sont tantôt structurants, tantôt décoratifs. Ils sont épais ou fins, noirs ou colorés.

Les 50 ans du musée ont-ils influencé ce travail ?
Pas réellement. Ce projet a bien sûr été lancé à la veille de cet anniversaire mais l'identité n'a a pas été conçue en fonction puisqu'elle doit le dépasser très largement.
Nous avons par contre vu la communication à l'occasion des 50 ans comme une opportunité pour mettre en œuvre (et à l'épreuve) le système graphique proposé.

Quel système avez-vous imaginé pour pouvoir vous adapter à l'ensemble des supports.
Nous avons davantage imaginé le système comme une boîte à outils qu'un graphiste pourrait ouvrir et dont il pourrait se servir.
Nous avons donc défini des paramètres typographiques, de structure (grilles, formats), des éléments graphiques (les fameux filets).
La charte graphique est donc plus un mode d'emploi avec des exemples mettant en œuvre ces éléments, avec une certaine variété.
Notre idée est que l'identité perdure et se développe même en se modifiant suivant l'usage que tel ou tel graphiste en fera.
L'idée que l'identité d'un musée de l'imprimerie – et de la communication graphique – soit figée nous paraissait quelque peu contradictoire.
Et nous savons aussi – pour le pratiquer nous-mêmes – le sport préféré des graphistes qui consiste à trouver la faille dans une charte pour finalement faire autre chose!
Ici, c'est le point de départ, enfin presque!

Avez-vous rencontrés certaines contraintes, difficultés au cours du projet ?
Des contraintes, des difficultés? Bien sûr! Et heureusement, sinon que feraient les designers?
Contraintes de différents ordres, de temps, budgétaires, de fabrication, etc.

Y a-t-il d'autres travaux à venir de cette collaboration ?
Nous avons déjà fait de nombreux autres projets avec le Musée tels qu'un "Guide déraisonné des collections", une lettre d'information, une carte de vœux, un catalogue d'exposition, etc.
Nous espérons que cela ne s'arrêtera pas là, bien évidemment.
Nous voulons jouer encore avec nos propres outils.

http://www.bureau205.fr



En images

Ajouter un commentaire

La revue

1493971500

UX design & interfaces étapes: 237

1489758286

étapes: 236

1484062455

étapes: 235

1479307215

étapes: 234

1473942432

étapes: 233

1467377648

European Creative Cities étapes: 232