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Paris-Plage se dote d’une signalétique irrisible

À l’heure où les roumains et les polonais campent sous mes fenêtres dans les tentes de Médecins du Monde en attendant un visa pour l’Irlande, le centre de Paris est envahi comme chaque année par les dispositifs de la communication municipale pour inviter touristes et parisiens à se détendre sur les bords de Seine.

Le tourisme est sans doute en train de devenir la première industrie nationale. On peut en critiquer les effets pervers pour les parisiens mais certes pas les conséquences positives sur la balance des paiements. C’est donc en bon citoyen que je me pose la question de savoir si cette communication graphique est à la hauteur des enjeux économiques. Or quand vous examinez les affichettes de Paris-Plage que constatez-vous ?

Tout d’abord, vu de loin on ne distingue qu’une tache bleue et jaune avec deux taches rouges superposés. La typo blanche sur fond bleue ne se lit qu’à quelques mètres voire centimètres de l’affichette. L’option tout bas de casse rend d’autant plus illisible la typo que les lettres «p» et «g» sont contre toute logique simplement inversées. La boucle qu’elles forment pour leur hampes descendantes est très exactement issue de celle du «l» bas de casse, ce qui en augmentent la confusion. De même pour la répétition fontographé des formes rondes.

La graisse très maigre, et les formes extrêmement scolaires du «a» «e» et «s» (limite illisible) renforcent l’impression désagréable d’une inscription promo pour la rentrée scolaire d’un supermarché. Au demeurant l’illustration plutôt mal dessinée est loin de porter l’image d’un Paris prestigieux avec un code couleur qui bascule, dans la logique d’un Paris Luna-Park, vers un bleue méditerranée traversée d’une Seine filiforme jaune bouton d’or... Mais je vous laisse (re)découvrir l’illustration (et non une véritable affiche-signalétique) dans son intégralité et si vous avez quelques commentaires n’hésitez surtout pas ;-)
 

Commentaires

Plaris Page

Bonjour,
Je suis vraiment d'accord avec le point de vue de Peter au sujet de la typographie. Elle n'est vraiment pas poussée, l'inversion du "p" et du "g" c'est un peu trop léger pour une campagne d'une tel envergure. Secondo, la fleur que l'on retrouve en bas à droite est issus de la typo "hibiscus" que tout le monde peut trouver sur dafont.com, et je serais bien curieux de savoir si les droits d'auteur de cette typo ont été respectés. J'ai le sentiment que le travail à été baclé malheureusement, mais c'est une chose que je peux comprendre vu le rythme de travail de certaines agences, mais que je n'accepte pas.

Mr Robert

Ok mais...

Je suis assez d'accord avec ta description mais il ne faut pas oublier que cette affiche est plus à comprendre comme un logotype - donc quelque chose reconnaissable au 1er coup d'oeil - que comme quelque chose à lire. Quand on voit in situ cette affiche, le code couleur suffit.

Je ne suis pas si sûr que cette signalétique soit si peu commerciale : le jeu de couleur et l'aspect très Hawaii donne une perception de l'opération Paris-Plage très "cool", très accessible, ce qui semble être, je crois, le but de la Mairie de Paris.

Mais de toutes façons, on sait tous que le graphisme urbain lorsqu'il est officiel laisse vraiment à désirer...

Ce que je trouve dommage

Ce que je trouve dommage c'est que la visison de la plage est assez éloignée de ce que peut être une plage de la métropole.
Je me demande ou l'on trouve des cocotiers, des lézards et des fleurs d'hibiscus sur les plages francaise. (naturellement cela s'entend)
En clair ca fait un peu agence de voyage pour les départs de Noël, plus que promo de la plage des bords de Seine.

Héhé.

http://www.clae.lu/evenements.interculturels/festival-des-migrations/23festival2006/photos/affiche2006.jpg

Si on commence, on pourrait en parler des heures…

C'est un peu fait exprès,

C'est un peu fait exprès, puisque le thème est la polynésie ... pas très métropolitain.
D'où aussi la fleur en gros je pense, qui symbolise un peu ce coin de paradis.
Mais la polynésie est française donc "Je me demande ou l'on trouve des cocotiers, des lézards et des fleurs d'hibiscus sur les plages francaise", la réponse est toute trouvée ;)

à mon avis, c'est juste

à mon avis, c'est juste l’œuvre d'un stagiaire du service comm. de la mairie.
Le style d'illustration (silhouette illustrator), les typos et couleurs dénote la maladresse d'un étudiant cherchant à faire un peu sexy, un peu branché, sans savoir exactement ou il va.
La confirmation étant l’utilisation de cette fleur, à priori tirée d’une typo dafont, qui par son traitement n’a aucun lien avec le reste. C’est un peu foutraque et ça cherche surtout à combler des vides, ce qui est typique d’un stagiaire.
Il faut à mon avis être indulgent, on a tous eu des périodes d’apprentissage maladroite et faire un projet visible de tous est le meilleur moyen d’apprendre, par les réactions qu’il soulève (en plus d’être certainement très gratifiant pour son auteur).

à deux mètres de l'affiche paris-plage

Un objet urbain très reconnaissable aussi, et ce malgré les tags... à croire qu'on devrait prévoir les mobiliers urbains avec des tags rendant illisible les logotypes que chacun devine bien entendu ;-) grâce aux codes couleurs... pas faux jerôme, pas faux.

Vive les tags sur les boites

Vive les tags sur les boites jaunes et ailleurs

C'est flashi,

C'est flashi, désiquilibré, les illustrations sont "cliché", la typo façon "écolier" est trop fine est baclée, l'ensemble n'est pas du tout homogène : bref je n'aime pas du tout ! Alors qui a fait ça ?

PS : c'est bien vrai ça il existe d'excellent stagiaires et de très mauvais graphistes et autres DA en agence…

si il y a bien un endroit

si il y a bien un endroit flashi et cliché c'est la plage, non ? Ils allaient pas faire du N&B !!! c'est les vacances de ceux qui ne peuvent pas partir pas une expo d'idiots qui "pensent" que trois taches sur une toile c'est de l'art. Alors du bleu, du soleil !!!

P.S. ceux qui n'arrivent pas à lire l'affiche à 10m doivent d'urgence aller voir un ophtalmo, il y a urgence ... :D au moins cette affiche fait 2 campagnes simultanées ;)

(pg: mossieu l'anonyme, votre mail sonne faux, comme votre commentaire ;-)

ce que j'en pense

1) A quand remonte votre dernier succès graphique (ou typographique, ou illustratif), largement visible en environnement urbain, ayant reçu la bénédiction des papes de ce milieu autorisé qu'on appelle le "design graphique" ?

2) S'est-on posé la question de la pertinence d'un tel visuel sur sa cible avant d'entreprendre une critique formelle et élitiste ?

3) je crois que le choix de ce visuel est directement inspiré des paréos imprimés bon marché en vente dans toutes les barraques de bord de plage. La couleur baveuse du soleil, l'ibiscus imprimé, le flamand et aux autres joyeusetés marines le confirment. Tout bon parisien, ayant vu la mer une fois en été, devrait s'en souvenir, alors un graphiste...

4) c'est vrai qu'il existe de bons stagiaires.

et le rôle de la Mairie de Paris dans tout ça

A la vue de tout ce que je viens de lire au sujet de l'affiche Paris Plage
je voudrais ajouter quelques angles de vues dont on ne parle pas ici.

Déjà la rôle du commanditaire, la Mairie de Paris, car finalement
c'est elle l'éméteur, elle qui a choisit ce visuel, qui l'a fait modifier
et corriger jusqu'à en être complètement satisfaite.

Peut être était-ce la piste "repoussoir" présentée par l'agence, de part sa simplicité et son accéssibilité mais aussi son manque d'audace et donc de prise de risque. Car si on aligne le plus grand nombre d'affiches éditées par la Ville de Paris, celle-ci n'est pas des pire.

Ensuite, peut être faut-il penser à la cible que vise cette affiche.
Je ne pense pas que si on se ballade à Paris Plage on croise le même genre de public que celui que l'on peut trouver au théâtre de la ville … Je pense plutôt que nous y verrions grosso modo la même population que l'on peut trouver à la Grande Motte ou autre camping populaire de bord de mer, peut même qu'en faisant un petit effort, mais juste un petit, vous y verrez Marcel et Robert en chemise Hawaïenne très assortit avec l'affiche.

Le visuel, immédiatement lisible, le plan de Paris, une fleur hawaïenne, des codes couleurs qu'emploient tous les acteurs du tourisme balnéaire de masse, donc basiques, moches, mais efficaces et reconnaissables.

La typo, peut être pas très lisible, mais ne joue-t-on pas ici
sur la notoriété de l'opération déjà connue de tous, parisien comme touristes, après le flan médiatique qu'ils ont fait sur ce sujet ?

Ce que je constate c'est que la plus part du temps les commanditaires qui ont le choix, choisissent des créations sans intelligence ni parti pris trop fort.
Peur de ne pas être compris de tous ? Peur de sortir du lot, d'être trop exceptionnel, et du même coup de louper l'objectif n°1 être populaire et non pas élitiste. Le consensus est complètement rentré dans les critères de sélection

Je ne dit pas que j'approuve, ni même qu'ils ont raison, au contraire,
mais je pense que ce n'est pas à l'agence ni même au graphiste stagiaire, s'il existe sur ce projet, qu'il faut s'en prendre mais à celui qui a fait le choix de ne pas prendre le risque de se doter d'une personnalité trop forte.

Par ailleurs, faites un test, commandez aux offices de tourisme et aux camping de bord de mer leur plaquettes et outils de communication, comparer avec l'affiche de Paris Plage 2006 et constaster …

Peut cette affiche, pour le rôle qu'elle a, n'est pas si mal foutu que ça.

merci Alexis

Je suis rassuré de voir que je ne suis pas le seul
à voir les choses de manières un peu plus poussée et réaliste
qu'une histoire de typo sortie de son contexte …

la critique est vraiment facile pour certains !

le studio en question...

Le studio ayant réalisé cette communication n'est autre que researchstudios qui a été fondé par neville brody si ca vous dit quelque chose ; donc point de vue typographie, audace … ils n'ont, étant donné la richesse et la qualité de leurs travaux pas de conseils à recevoir. Pour ma part le vrai fautif comme c'est souvant le cas est le commanditaire qui pour l'importance de l'événement n'a sans doute pas voulu prendre de risque...

adrien (non vérifié) | 02/08/06 | le studio en question...

Merci Adrien, j'interrogerai à l'occasion Neville sur la question.

C'est bien de se rassurer

Je vous signale simplement deux trois choses,

1) il n'est point besoin d'être un cinéaste pour voir et critiquer des films, à fortiori on peut être un graphiste «du deuxième cercle» (comme disait la directrice de la comm. de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris) et avoir un regard aiguisé sur les questions concernant la typographie.

2) il n'y a jamais eu de Type Director en France, au mépris de la place de la typo dans toutes les créations graphiques.

3) que ce soit les ouvrages récents de Wlassikoff, ou plus anciens de Jean-Luc Dusong ou encore le Gottschall que je vais bientôt présenter sur mon blog, la place de la typo est centrale dans toute la création graphique mondiale.

Alors que vous vous installiez dans la facile critique de la critique ou bien dans le déni de l'illisible, c'est votre affaire, vous ne m'enlèverez pas la passion que j'ai de ce métier. D'autres ont déjà essayé ;-)

Je ne remets pas du tout en

Je ne remets pas du tout en question l'expertise de votre critique, et toutes les remarques lues ici et là sont purement justifiées sous l'angle du "métier" ou de la science du graphisme. Cependant, je note juste une séparation (que je n'espère pas définitive) entre les critères esthètes du professionnel et ceux, plus pragmatiques, de la cible (client également).

Quant à la réflexion sur la composante typographique, justifiée par ailleurs, n'est-elle pas secondaire, ou annexe, à l'étude des signes forts de l'image (plage, culture post congé-payés, camping des flots bleus, dimension ludique) qui participent justement, avec simplicité (peut être ironie) à la pertinence de ce visuel ?

Enfin, peut-être faut-il envisager l'éventualité d'une cible bobo, et là, le flamand rose s'éclaire...

"Le studio ayant réalisé

"Le studio ayant réalisé cette communication n'est autre que researchstudios qui a été fondé par neville brody "

C'est vraiment drole comme remarque, la personne qui à produit cette image n'a sans doute jamais vu Brody de sa vie, qui lui même n'a jamais validé cette affiche…
L'affiche est signée d'une agence (française), pas d'un graphiste.

De plus, même des noms connus peuvent produire une mauvaise affiche, ce n'est pas un argument. Remarquez que ici je me garde de critiquer l'affiche elle même (je me sens pas une ame de critique en design graphique… en tout cas pas aujourd'hui); je critique l'argument de sa défence qui me parait irrecevable !

PS. mais c'est vrai que la ''typo'' est ratée :)

C pas moi, C l'autre

si je peux me permettre, et je me permet, mettre en cause le client est facile, trop.Il me semble que le discours tourne en rond ; le créa a tjrs des ambitions et des qualités graphiques méchamment rabaissé au-dessous de zero par un commanditaire nullissime.
Cette analyse est vrai, trop souvent. Néanmoins, en tant que graphistes, nous répondons à une commande. Nous sommes donc RESPONSABLES du résultat.

Soyer content de ce que la

Soyer content de ce que la mairie de Paris vous fait subir car la mairie de Bruxelles elle ne fait pas de cadeaux aux pauvres graphistes belge.

http://www.bruxelleslesbains.be/

la com des villes

Je suis de Strasbourg, où la com graphique de la ville est non seulement désuète et manquant cruellement d'audace, elle est en plus régulièrement gratifiée d'erreurs à mes yeux impardonables (gros pixels moches, proportions des visages mal respectées, détourage faits à la truelle....)
La com graphique de ma ville trahit sa manière d'envisager toute sa politique : ambitions au rabais et pauvreté culturelle.
snif.

bien sûr que nous sommes tous

bien sûr que nous sommes tous responsables, d'ailleurs l'affiche est signée…

Les critiques de Peter Gabor

Les critiques de Peter Gabor sont quand même argumentées et pas "méchantes", et je vois pas trop où est le problème de commencer par analyser la forme d'un tel "motif" (c'est pas vraiment un logo). Si on doit uniquement se pencher sur la cible, on en arrive à un raisonnement un peu extrème du style "de toute façon c'est un truc de beauf Paris Plage donc c'est pas grave que le logo soit un peu raté". Non, Paris Plage c'est pas un truc pour les beaufs, c'est un budget conséquent, des centaines de milliers de visiteurs, parisiens, français et étrangers. Ok c'est pas le logo de la République Française non plus, mais bon.
Perso ca me fait penser à un flyer pour la promo d'une compile de tubes de l'été...

le chant du signe

Les p et g inversés font penser à une paire de lunettes, de soleil je suppose. Quant au supposé message de l'affiche... Pour moi, l'affiche dit en fait : le Maire Paris prends soin de vous, il vous amène la plage à domicile (le lézard), avec des palmiers et des flamands qu'on imagine roses (sans doute un message subliminal)! T'es trop cool Delanoe!

Quelque chose m'a fait sursauter.

Quant à la réflexion sur la composante typographique, justifiée par ailleurs, n'est-elle pas secondaire, ou annexe, à l'étude des signes forts de l'image (...) qui participent justement, avec simplicité (...) à la pertinence de ce visuel?
Cher Alexis, je tiens juste à préciser (certes un peu tard) que la composante typographique joue le rôle de SIGNE au même titre que les images et qu'elle aussi est le moteur d'identification de SENS et de CIBLE.
La typographie (malgré ce que l'on veut bien faire croire en France) n'est pas un langage d'érudit, et doit être apréhendé dans sa simplicité. En cela, que l'on aime Peter Gabor ou pas, on ne peut lui retirer le mérite d'EN parler et d'EN écrire et donc de proposer des décryptages, alors emboitons le pas et tant pis si l'on utilise parfois le jargon du métier - tout le monde a ses tares.
Cela étant dit, il vrai que pour cet exemple précis, je placerais l'écrit et l'image au même niveau, assez bas d'ailleurs. Le tout sent un peu le bon marché, mais finalement c'est un peu raccord avec Paris Plage...

tentes

et les tentes, justement, qu'en pensez-vous ? J'aimerais avoir votre avis de pros de l'image

et les tentes, justement

Mathilde, vous pourriez préciser votre question ;-) ?

Signe de tente, camping sauvage

les tentes ont beaucoup à voir avec le signe.
Et le signe des tentes était qu'à Paris étêté gauche plurielle, les pauvres devaient être cachés aux yeux des bobos, puisque la cible de cette comm' colatérale, c'était eux les bobos. Cacher les homeless, un truc qui se pratique depuis des décennies dans les grandes villes étatsuniennes, on sentait venir depuis trois-quatre ans que Paris brûlait d'envie, lui aussi, d'ôter ses pauvres de la vue du blaireau commun, de sorte qu'il puisse consommer en toute quiétude.
Les plaintes de quelques riverains furent ainsi savemment exploitées, savemment amalgamées à un pseudo souci du bien être des homeless pendant la canicule.
Peter Gabor a raison, tout est affaire de typo dans la comm'.
~~*

Chef d'oeuvre

Loin des considérations esthetiques, je trouve que cette affiche remplit pleinement son but. Elle est visiblement conçue pour toucher un très large public, tout age confondu.
Le coté "flyer vite fait" donne à cette opération très couteuse, l'aspect d'une fête improvisée et atténue le coté agressif de la com des années précédentes.
Je concède que la typo n'est pas très belle mais je lui trouve le mérite de la discretion. Elle fait passer son message d'une manière plutot douce, sans s'imposer.
D'une manière générale, cette affiche fonctionne comme une invitation plutot que comme une incitation.
Moi qui n'est rien à faire de Paris plage, j'ai trouvé très apréciable de pouvoir pour la première fois cette année quasiment oublier son existence malgré l'omniprésence de cette affiche, ce qui m'a paradoxalement presque réconcilié avec l'évènnement.
Tout le monde finalement y trouve son compte.
En bref, si cette affiche n'est pas un chef d'oeuvre esthétique, je pense que c'est un chef d'oeuvre de marketing : elle cible les adeptes de Paris Plages sans indisposer ses nombreux detracteurs.

toujours la même rengaine...

"Tout d’abord, vu de loin on ne distingue qu’une tache bleue et jaune avec deux taches rouges superposés. La typo blanche sur fond bleue ne se lit qu’à quelques mètres voire centimètres de l’affichette."

il faut arrêter de croire qu'une affiche doit être lisible même sur l'autoroute... elle doit, en tout en premier lieu, apostropher le passant et si celui-ci est suffisamment intéressé il s'approche pour lire l'information... sinon il passe son chemin...

Une dernière question en guise de conclusion

Finalement, il y a du monde à Paris Plage ?
Les visiteurs ont-ils trouvé l'événement ?

Paris-Plage : les chiffres

Ils donnent plus de 3 millions de visiteurs. Mais ne disent jamais combien il y avait de promeneurs de bords de Seine avant son existence ;-)

Apprendre, et comprendre

Je suis d'accords quand à la lecture rapprochée. Sauf les 4m x 3m, prévu pour l'automobiliste (et qui généralement vendent.... des autos et des discounts de la consommation !), les 40 x 60 cm ou decaux sont prévues pour le piéton. D'ailleurs, les sponsors, informations et autres détails de ces types d'affiches, sont généralement à échelle raisonnable pour ne pas dénaturé le principe graphique de l'affiche. Rien de pire pour un graphite que de casé 36 logos et 12 infos !

Quand à cette affiche, le message est clair ! Elle accroche l'oeil et même si la police "un peu laitière" fait défaut, elle fonctionne. C'est la plage à Paris ! c'est con mais c'est ça !

je vous invite à consulter

je vous invite à consulter superbe livre sur le design graphique populaire; intitulé justement : "le design populaire mexicain".
les puristes de la typo n'ont pas fini de geindre.
;)

----> http://www.amazon.fr/Sensacional-populaire-Juan-Carlos-Mena/dp/2020549417

Sans chercher la petite

Sans chercher la petite bête ce qui saute aux yeux c'est que ca ressemble à un phallus (la partie dessinant le 16e) surmontée d'un touffe d'herbe (poil?) juste a cette endroit.

acharnement ...

Je ne vois vraiment pas l'intérêt de s'acharner sur cette affiche (certe très moyenne).
Pour vivre à Paris je voir mille fois pire tous les jours dans le métro, sans que cela ne choque (apparemment) personne.

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