Grand format Scopitone 2018 : Nantes au centre des arts numériques

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Grand format Publié le 05.09.2018

Scopitone 2018 : Nantes au centre des arts numériques

Libre et curieux, c'est comme cela que se définit Scopitone, le festival nantais dédié aux cultures électroniques et aux arts numériques. Impulsé par Stereolux, le diffuseur des cultures contemporaines nantais, Scopitone investira sa ville du 19 au 23 septembre prochain. Tellement riche que sa programmation entière ne tiendrait pas en un article. Focus sur une partie des performances de cette programmation pluridisciplinaire et défricheuse.

Histoire de faire s'entrechoquer les époques, Scopitone présentera, dans la cour du Château des ducs de Bretagne, une série de performances immersives pour dôme. Un lieu dans un autre, qui démontre la volonté du festival d'investir les lieux emblématiques de sa ville.
Produit en partenariat avec la Société des Arts Technologiques (SAT) de Montréal, ce dôme technologique permet aux artistes d'explorer les recoins de la perception rétinienne et faire entrer le spectateur dans des environnements immersifs aux structures complexes.

En ouverture le mercredi 19 septembre, vous pourrez donc vous perdre dans Entropia, une oeuvre élaborée par le duo Fraction & Starnault. Elle consiste en une sphère placée au sein de l’espace de performance dont le mapping visuel est synchronisé au son et maintient une interaction constante avec la projection de visuels immersifs sur le dôme. Elle évoque ainsi la complexité des systèmes multidimensionnels, comme les organismes multicellulaires ou le corps humain.

Le vendredi 21 septembre, c'est au tour du duo Woulg & Push 1 Stop de présenter Interpolate, une œuvre alimentée par des procédés génératifs et de la programmation directe dans laquelle audio et visuels sont en interdépendance constante. La physicalité du son devient ici tangible et sensible.

Le Samedi 22, vous pourrez assister à la première Française de Versus par le duo Nonotak. Étonnant système immersif, tant il est à la fois harmonieux et dérangeant. Utilisant les possibilités 360° du dôme, à la fois au niveau visuel et sonore, le duo crée des illusions architecturales complexes combinées à un son qui se joue lui aussi des habitudes perceptives des auditeurs.

Dernière expérience présentée sous le dôme, end(O), par Alex Augier & Alba G. Corral. Ce duo franco espagnol a élaboré l'œuvre lors d'une résidence à la SAT de Montréal, utilisant donc pleinement les possibilités offertes par la structure. En résulte une proposition artistique transcendante et transversale qui illustre à merveille l'identité de Scopitone.

A noter également pour les plus curieux d'entre vous, le jeudi 20 septembre aura lieu une journée de workshop et masterclass pour vous présenter les possiblités permises par le dôme.

Autre coup de cœur, Ashes, par Martin Messier et l’artiste français Yro (Élie Blanchard). Présentée en clôture du festival, Ashes est littéralement née des cendres d'un projet qui fut anéanti par le feu. En utilisant les cendres comme matière première de leur oeuvre, les artistes ont imaginé un ingénieux système de projection qui incorpore à la fois son et vidéo. En résulte un ballet numérique ou mouvements des artistes et mouvements des images sont en dialogue constant. Par ce procédé, Ashes interroge la nature même de la vie organique : toute chose nouvelle nait d'un vestige d'elle-même.

Festival Scopitone, du 19 au 23 septembre, à Nantes, à Stereolux et lieux partenaires.
Toute la programmation du festival ici.

Par Léo Bufi



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