Interview Sur la scène des Fubiz Talks, la création dans toute sa diversité

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Grand format Interview Design, creation Publié le 21.09.2017

Sur la scène des Fubiz Talks, la création dans toute sa diversité

En moins de deux ans et avec seulement une édition à son actif, la conférence Fubiz Talks est devenue un incontournable de la rentrée parisienne. Dans un mois de septembre saturé par les manifestations autour de la création, la proposition du media Fubiz et de l’agence Tetro a su se sortir du lot. Rendez-vous est donné le mercredi 27, salle Pleyel, autour d’une programmation généreuse.

Le studio Vallée Duhamel, Cédric Klapisch, Jean-Charles de Castelbajac, Bettina Rheims, Charlotte Le Bon ou encore Genevièvre Gauckler… les 12 intervenants des Fubiz Talks ont un point commun : leur parcours et leur histoire développent des passerelles. Ils sont les ambassadeurs d’une pratique qui fait fit des chapelles pour en revenir à l’essentiel : l’acte de création et sa capacité à développer des imaginaires. Durant une journée, l’écrin magnifique de la salle Pleyel s’offre à eux pour nous faire découvrir leur univers, mais surtout pour nous surprendre.
La surprise Matthieu Debay (Tetro) et Romain Colin (Fubiz) y tiennent particulièrement. À J-7, les deux têtes pensantes de ce projet ambitieux, nous livrent les contours de ce projet ambitieux.



Salle Pleyel, Paris
Mercredi 27 septembre de 14h à 22h
https://www.fubiztalks.com

Dans quel contexte l'idée des Fubiz Talks a-t-elle germée ?
Matthieu : Nous suivions Fubiz depuis longtemps. Au fil de nos rencontres et dans notre recherche commune de projets disruptifs, l’idée à germée.
J'ai proposé à Romain de créer une célébration de la création dans un évènement qui rassemble les créateurs physiquement. L'objectif était de sublimer l'acte créatif et notamment la posture du créateur face à son imaginaire : Comment à partir d'une idée, d’une contrainte, d’une utopie ou d’une rencontre, le créatif arrive-t-il à faire naître un projet qui rompt tous les codes et crée une surprise, une émotion.

Romain : Il était important pour nous de catalyser la diversité créative dans un événement et de développer offline le travail que nous faisons avec Fubiz. C'est un vrai challenge pour notre marque média et une vitrine de notre savoir-faire.

Qu'est-ce qui différencie les Fubiz Talks des autres conférences dans les milieux de la création ? Quel espace cherchez-vous à occuper ?
M : Les évènements autour de l’architecture, du cinéma, du design, du graphisme... sont souvent très spécialisés et s’adressent à une communauté spécifique. Chez Fubiz et Tetro, nous portons un regard sur la création dans sa diversité et sous toutes ses formes. Qu’ils soient designers ou cinéastes, on s’emploie à chercher des intervenants qui s’expriment par l’image, la danse ou la musique, capable de créer des passerelles entre les disciplines.
Le deuxième point de différenciation majeur, c’est que nous avons un public très cosmopolite. Il vient du monde des agences, de la création, du lectorat de Fubiz, mais aussi de curieux provenant du panorama de disciplines que nous présentons.

En quoi est-ce important d’associer un media et une agence ?
M : La rencontre entre Fubiz et Tétro était assez évidente. Ce sont deux entités complémentaires. D'un côté, il y a un média qui diffuse et promeut la création dans sa diversité, de l'autre, une agence, tournée vers les créateurs et le monde des marques qui assemble et produit. Le projet est réfléchi à deux. Ensuite, le fil narratif est mis en œuvre par Fubiz, tandis que Tetro est l'opérateur de la production exécutive et du montage commercial.

R : C'est aussi une association d'entrepreneurs, sur un évènement encore jeune et sur lequel nous sommes partis de zéro, sans un centime d'argent public. Il y a une réelle prise de risques et c'est pourquoi la complémentarité est nécessaire.

Comment avez-vous débriefé la première édition ?
M :L'an dernier, la pression était très forte, mais nous avons su convaincre plusieurs partenaires de nous accompagner. Nous sommes parvenus à remplir une salle de 500 personnes à l'Opéra Bastille. Le projet a été faiblement déficitaire mais les retours ont été très positifs. Par rapport à beaucoup d'autres talks très formatés, la liberté dans les prises de parole à laquelle nous tenions s'est révélée riche. Les speakers ont pu raconter leurs univers créatifs à leur manière. Certains avaient des supports visuels, d'autres, comme Dimitri Chamblas, ont fait danser 400 personnes sur scène.

R :Beaucoup de personnes venues pour un ou deux intervenants et sont restées pour les dix. C'est ce que nous cherchons, créer de la surprise là ou on ne l'attend pas forcément.

Comment évolue la programmation par rapport à l'an passé ?
M : On cherche avant tout à proposer un panel de speakers éclectiques et très ouverts, qui ont un rapport transversal avec les différentes disciplines créatives. Cette deuxième édition compte un mélange de grands noms et de jeunes talents. Ce n’est pas la dimension de la "star" qui nous séduit, mais sa capacité à imaginer des choses, sa générosité et son envie de raconter cette histoire, de créer des passerelles.

R : Il était très important pour nous d'explorer de nouvelles disciplines, de nouveaux médium. L’objectif étant de surprendre et de présenter des parcours atypiques. Aujourd’hui tout est créatif. On trouve dans le food, le design ou la scène, des personnes qui cassent les codes et sont en rupture avec l'exercice traditionnel de leur discipline.

M : Nous sommes très attachés à la dimension grand public tout en étant capable de s'adresser aux pros et aux experts. Cet équilibre n'est pas facile à tenir. C'est pourquoi cette année, une Masterclass avec un public plus réduit permettra la rencontre entre les créateurs, les marques et les agences.

Pourquoi avoir choisit la salle Pleyel ?
R : Nous voulions que le lieu ait une grande capacité d’accueil et qu'il dispose de plusieurs espaces, pour que l'évènement puisse vivre en dehors de la salle de conférences. La direction de Pleyel est également très sensible à ce que nous faisons. L'équipe a été à 100% à l’écoute de notre projet et nous aide à mettre en place des actions pour participer au faire-savoir et faire-venir sur ce type d'évènements. Il y a eu un véritable échange. Les Fubiz Talks sont aussi l'occasion pour eux d’accueillir un nouveau format d’événement.

Fubiz est un média qui met aussi bien en valeur le travail de créatifs de renom que celui de la jeune génération. Comment cette dernière est valorisée dans l'évènement ?
M : Les happenings donneront l'opportunité aux jeunes créatifs de s'adresser à une très grande scène. Les marques qui nous soutiennent vont se mettre en scène de manière insolite avec des jeunes créateurs ce qui va contribuer à théâtraliser l’univers du Fubiz Talks.

Avec quel état d'esprit doit-on sortir des Fubiz Talks ?
M : Nous motivons les speakers à renverser la salle, éblouir par la diversité des imaginaires proposés.

R : Mon souhait est que les gens arrivent intrigués par la proposition de valeur et qu’ils sortent surpris de l’endroit où les intervenants les ont amenés. Dans les conférences B to B, on a tendance à savoir ce qui va se faire ou se dire à l'avance, avec les Fubiz Talks nous recherchons de "l'unexpected editorial". Pour nous c'est primordial.

Propos recueillis par Charles Loyer



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