Ding Dong Paper : des tirages limités et numérotés chaque mois !

Ding Dong Paper est né en septembre 2015, de l’initiative commune de Damien Aresta et François Godin. Chaque mois, cette petite structure d’édition propose des tirages limités et numérotés, réalisés par des acteurs du graphisme, de l’illustration et du dessin contemporain. L’objectif est de créer un espace de liberté pour les auteurs, qui ont la possibilité de montrer une autre facette de leur travail. Séduit par le concept, nous avons posé quelques questions à Ding Dong Paper, pour cerner au mieux les contours de cette aventure print.

image : Zeloot

Peux-tu présenter l’équipe de Ding Dong Paper et nous expliquer rapidement comment ce projet a été initié ?

Damien Aresta : Nous sommes deux. Damien Aresta (moi-même)(designer graphique et fondateur du studio PLMD pleaseletmedesign, éditeur au sein de L’Amicale Books et Ding Dong Paper, professeur de communication à l’ERG, et accessoirement rockstar (haha) dans le groupe IT IT ANITA et fondateur du label du groupe, LUIK Records) et François Godin (lui-même)(illustrateur, professeur de dessin à Saint-Luc Liège et aussi éditeur au sein de Ding Dong Paper).

Pourquoi ce nom ?

D: Il s’agit simplement d’un « condensé » de l’action qui se déroule lorsque les personnes ont commandé leurs images.
Le facteur arrive, il sonne à la porte (Ding Dong) et leur tend le colis (Paper).

Avez-vous eu recours au financement participatif pour lancer ce projet ?

D: Non, pas du tout. On a démarré sur fonds propres et on construit petit à petit un empire qui va dominer le monde (minimum). Afin de, bien sûr, le rendre plus beau.


Tom Henni


Moolinex

Comment êtes vous équipés ? Quels moyens utilisés vous pour diffuser les prints ?

D: Nous sommes équipés d’un réseau « social » de (vraies) personnes que nous cultivons depuis que nous sommes sortis de l’école (un peu plus de 10 ans). Être soutenus par des gens qui apprécient notre travail – tant dans le domaine de l’illustration que dans le graphisme – est un bon point de départ pour lancer des initiatives.
D’autre part, un réseau « social » de (vraies) personnes (mais sur internet) nous aide aussi à diffuser notre projet.
Et puis parfois on paye Facebook pour que nos publications soient un petit peu plus visibles.

Comment choisissez-vous les graphistes et illustrateurs ? Quelle est votre ligne artistique ?

D: Nous défendons une certaine idée du dessin contemporain, de l’illustration et du graphisme. Nous avons conçu Ding Dong Paper comme un espace de liberté pour les auteurs, ils ont la possibilité d’y montrer une autre facette de leur travail s’ils le veulent.
Le choix se fait selon des coups de cœurs lors de nos pérégrinations virtuelles ou réelles. On contacte les artistes et s’ils adhèrent au projet on le fait. La rémunérations est assez modeste mais honnête. De notre coté, c’était une condition sine qua non, il faut que l’auteur soit rémunéré.

Le projet est-il ouvert aux graphistes internationaux ? Les auteurs ont-ils un brief ?

D: Le projet est ouvert en effet. Nous sommes basés à Liège en Belgique et la première saison s’est vue dotée d’auteurs belges, bien sûr, mais aussi des français, une hollandaise vivant en Allemagne, et pour la saison deux que nous sommes en train de préparer, nous restons ouverts sur l’étranger.
Le brief est simple: ils ont carte blanche pour fabriquer une image qu’ils aimerait avoir sur leur mur. Sachant qu’elle sera également sur le mur d’autres personnes.

Quel est votre regard sur l’édition print aujourd’hui ?

D: Beaucoup d’initiatives sont là depuis un bout de temps, ou émergent, mais en tous cas il se passe des trucs et c’est tout ce qui compte. Il y a même de plus en plus de salons du livre indépendant, des gros trucs mais aussi de plus petits événements. Selon nous, c’est plutôt positif. Même si très dur d’en vivre, on reste néanmoins accroché au fait qu’il faut que ça se fasse. Alors on le fait. Et puis, imprimer ou éditer un objet (livre ou autre) de nos jours est de plus facile, techniquement. On adore le DIY (c’est d’ailleurs une partie de ce qu’on fait avec notre autre maison d’édition L’Amicale Books) mais dans le cadre de Ding Dong Paper, on apporte beaucoup de soin à la sélection des auteurs mais aussi à l’objet imprimé.

Le projet a été lancé en septembre, avec le recul, comment envisagez-vous la suite de Ding Dong Paper ?

D: Nous sommes en train de préparer la Saison Deux pour septembre. La formule va peut être changer mais nous sommes encore en train d’y réfléchir. Six artistes sont en tous cas déjà confirmés mais on va garder le secret pour l’instant.

http://dingdongpaper.com/

Propos recueillis par Charles Loyer

design indaba

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