Interview d’Aurélie Noel, étudiante en 1e année du cycle master : Care Design

Dans le cadre de sa nouvelle rubrique « les Portes Ouvertes Numériques », étapes: vous fait découvrir des écoles d’art et de design. Aujourd’hui, nous vous présentons le diplôme de design de L’École de design Nantes Atlantique. Pour mieux vous faire découvrir les formations dispensées, nous interviewons des élèves. Ainsi, nous vous présentons Aurélie Noel, étudiante en 1e année du cycle master : Care Design.



En quoi consiste le design dans le cadre de la santé et du soin ?

Lorsque l’on parle de Care design, il s’agit de prendre soin. De prendre soin des gens mais aussi de leur environnement. C’est pourquoi on retrouve des projets liés à la santé (autour du parcours patient à l’hôpital par exemple), à des problématiques sociales (par exemple, je réalise mon projet de fin d’études en lien avec le thème du handicap et de la maladie au travail), aux politiques publiques, mais aussi au développement durable. C’est une approche centrée sur l’usager, plus précisément sur les populations vulnérables comme les personnes âgées, les enfants, les patients, ainsi que les personnes travaillant auprès d’eux. Par exemple, cette année, nous menons un projet avec une crèche nantaise pour favoriser la communication entre les personnels de la crèche, les parents et les enfants. En parallèle, un autre de nos projets porte sur les salles d’interprétation d’imagerie médicale d’un réseau d’hôpitaux universitaires du Grand Ouest, afin d’améliorer la qualité de vie au travail. Nous utilisons aussi le design comme médiateur, pour créer du lien, engager un échange et transformer les usages autour de questions de société.


Qu’est-ce qui vous intéresse dans cet aspect du design ?

Ce qui me plaît, c’est cette démarche où l’on va à la rencontre de l’usager, du milieu dans lequel il évolue. Je trouve toujours cela intéressant de me plonger dans le quotidien de ces personnes et d’essayer d’apporter, par le design, des réponses à leurs difficultés. Je suis toujours très touchée de voir que les gens sont réceptifs et enthousiastes vis-à-vis de notre démarche. C’est là que je me rends compte que ce que l’on fait a du sens.

Quels sont pour vous les enjeux importants dans ce domaine ?

Je pense que le design du Care a pour but, à son échelle, d’apporter une réponse par le design de produits, d’espaces, d’interfaces, de services… à des enjeux sociétaux. L’idée est qu’en imaginant des solutions pour les publics les plus vulnérables, en partant des situations les plus extrêmes, on peut améliorer l’habitabilité du monde pour tous. Car finalement, c’est notre vulnérabilité à tous, en tant qu’êtres humains, qui est en jeu.


En quoi votre formation vous prépare-t-elle à la réalité professionnelle du design du CARE ?

Au long de la formation, l’école a fait intervenir des encadrants provenant d’autres domaines que le design, comme par exemple la sociologie, l’éco-conception, la géographie, l’économie circulaire…  Ce sont des professions qu’il me faudra mobiliser dans mes projets et avec lesquelles, je l’espère, je serai amenée à travailler plus tard. Nous avons beaucoup de projets en partenariat, ce qui nous permet de les ancrer dans des contraintes et des demandes réelles, ainsi que de nous habituer à dialoguer avec des interlocuteurs qui ne sont pas du domaine du design. En cela, je pense que cette formation nous prépare à nos futurs métiers. Pour ma part, j’aimerais continuer à développer ce genre de projets, en travaillant au sein d’équipes pluridisciplinaires.


D’une façon plus générale, qu’est-ce que votre école vous a enseigné ou transmis qui va au-delà de la technique et de la réalisation ?

Je pense que ce que l’école m’a transmis, c’est une nouvelle méthodologie de travail. Les encadrants nous poussent à aller sur le terrain, à rencontrer les usagers et les acteurs de nos projets. C’est quelque chose de nouveau pour moi. Les encadrants nous donnent les clés pour le faire et je leur en suis reconnaissante. C’est une approche que je souhaite appliquer à ma future carrière. Elle permet d’être au plus proche des réalités et besoins des usagers.

Quelle a été pour vous la chose la plus importante à l’école ?

Jusqu’ici, cette formation m’a apporté plein d’opportunités diverses. Au premier semestre, j’ai rejoint le master international. J’ai pu travailler dans des équipes multiculturelles, ce qui m’a fait découvrir de nouvelles façons de travailler et enrichir ma façon de voir le monde. Avant d’intégrer l’école, j’ai fait un bachelor en design de produits. En me donnant l’opportunité de travailler dans des équipes pluridisciplinaires, l’école m’a permis de m’ouvrir à d’autres champs du design.


Quelles surprises vous a réservé votre formation jusqu’ici ?

Ce qui m’a surprise, c’est à quel point cette formation est riche en expériences et en challenges. C’est une formation assez intense qui demande un fort investissement personnel. Par exemple, nous devons participer à des concours en dehors du cadre de l’école, et pour notre projet de fin d’étude, nous devons aller nous-même à la rencontre de nos usagers, en faisant du bénévolat par exemple. On ne s’ennuie pas. J’y ai aussi fait plein de belles rencontres.

Trois mots pour qualifier vos années d’études, pour l’instant ?

Richesse, multiculturalisme, engagement.


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