Interview croisée d’Antoine Desarménien, diplômé du Bachelor Design Graphique et Marion Blanchaud, étudiante en Bachelor 3, Design Graphique de l’École la Fontaine

Dans le cadre de sa rubrique « les Portes Ouvertes Numériques », étapes: vous fait découvrir des écoles d’art et de design et les formations qu’elles dispensent. Aujourd’hui, nous vous présentons l’École la Fontaine, en vous proposant une interview croisée d’Antoine Desarménien, diplômé du Bachelor Design Graphique et Marion Blanchaud, étudiante en Bachelor 3 Design Graphique de l’École la Fontaine.


Qu’est-ce qui vous intéresse dans le métier de designer

Antoine Desarménien : Ce que j’aime dans le métier de designer graphique, c’est que l’on se trouve à mi-chemin entre la création artistique et la recherche de solutions fonctionnelles et concrètes. De plus, on peut travailler différents supports, dans des univers graphiques très variés : les possibilités sont infinies ! C’est très stimulant de se dire que notre métier peut nous emmener dans plein de directions différentes et qu’il est amené à évoluer dans le temps.

Marion Blanchaud : Le design est partout, on ne s’en rend pas compte, mais il est omniprésent. Il permet de rendre le quotidien plus beau, mais aussi de simplifier la vie des gens : travail de l’ergonomie, des fonctionnalités…. Je veux à mon tour contribuer à développer ce rôle essentiel du design.

Travail d’Antoine Desarménien


Quel est votre parcours et qu’êtes-vous venus chercher à l’École la Fontaine ?

Antoine Desarménien : Après un bac ES, je me suis retrouvé un peu par hasard à travailler pendant 1 an dans une SMAC (Scènes de Musiques Actuelles) en tant qu’assistant de communication. Par envie de me former réellement dans ce domaine qui m’attirait, j’ai décidé de rejoindre l’École la Fontaine qui me permettait d’allier les deux. L’enseignement à distance me permet de poursuivre en parallèle ce travail qui me passionnait, ce qui est essentiel. C’est donc dans ce contexte que j’ai commencé mon Bachelor Design Graphique !

Marion Blanchaud : Après un bac L européen, j’ai commencé une fac de langues, mais je n’étais pas à l’aise parmi autant d’étudiants. Je me suis rendu compte que je voulais vraiment suivre un cursus d’art. J’ai donc fait un Service Civique pour achever l’année, puis j’ai fait une première année de graphisme dans une école en présentiel. Je ne me suis pas sentie à ma place. Après cette année, j’ai découvert l’École la Fontaine, et c’était une évidence. Je pouvais continuer les études qui me passionnent, tout en étant plus à l’aise, car je pouvais étudier tout en étant chez moi. J’ai la possibilité d’explorer deux spécialités, ce qui est un vrai plus : le design graphique et le design produit. Et j’ai pu intégrer l’école directement en seconde année, ce qui m’a évité de “perdre” mon expérience de la première année.

Travail d’Antoine Desarménien


Quel est le mode de formation que vous avez choisi – e-learning, live-learning ou speed-learning – et pourquoi ?

Antoine Desarménien : J’ai réalisé ma MANAA en présentiel, puis je me suis tourné vers l’e-learning. C’était assez important pour moi de continuer dans un cadre assez “classique”, avec un contact direct avec les professeurs et les autres élèves comme dans une “vraie” classe !

Marion Blanchaud : J’étudie à l’École la Fontaine en “live-learning”. Étant à domicile, et voulant éviter d’être isolée socialement, il était pour moi essentiel de maintenir des contacts humains. Et j’aime être encadrée.

Comment vous êtes vous adaptés à l’apprentissage en distanciel que propose l’École la Fontaine, et qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Antoine Desarménien : Il est vrai que j’appréhendais un peu la transition présentiel vers le distanciel, mais in fine, c’était vraiment très agréable ! Je pouvais concilier études, travail et projets personnels en même temps ! De plus, en pleine période de COVID, la grande majorité des étudiants français étaient de toute manière en distanciel, je n’ai donc pas ressenti d’isolement étant donné cette situation !

Marion Blanchaud : Très bien ! À vrai dire, c’est la première école où je me sens vraiment bien. On a des cours avec des professeurs, comme en école “traditionnelle”, mais avec le confort de notre foyer. On est en petits groupes, et les professeurs sont géniaux ! J’ai l’impression d’avoir évolué très vite. Bien sûr, il faut être motivé, car il y a énormément de travail, mais ça vaut le coup !

Travail de Marion Blanchaud


En quoi votre formation vous prépare-t-elle ou vous a-t-elle préparés à la réalité professionnelle de votre métier ?

Antoine Desarménien : Les deux années post-MANAA m’ont plongé directement dans le monde réel. Encadrés par des professionnels, travaillant sur des projets concrets et avec des deadlines à respecter, on se sent presque plus dans le monde du travail que dans le scolaire ! De plus, en parallèle des cours purement théoriques ou techniques, l’école proposait des modules de communication personnelle (développer son activité et son image) et de gestion, ce qui est utile pour apprendre à travailler en freelance.

Marion Blanchaud : Les professeurs sont des professionnels en activité, donc tous leurs conseils sont connectés à la réalité. Par ailleurs, nos projets sont souvent inspirés de projets qu’ils ont eu par le passé, ou sont imaginés en fonction de leur expérience. De plus, on a un rythme de travail soutenu, et on compose avec les phases de rendus et les deadlines aussi sérieusement que si nous étions déjà sur le marché du travail !

Travail de Marion Blanchaud

Qu’est-ce que votre école vous a enseigné ou transmis qui va au-delà de la technique et de la réalisation ?

Antoine Desarménien : Elle nous transmet une capacité à comprendre le milieu dans lequel on évolue, et même plus largement le monde dans lequel on vit ! Notre métier s’appuie sur à peu près tout ce qui se passe autour de nous, dans les champs culturels, sociaux, politique ou encore environnementaux. Il est donc vital d’appréhender au mieux ce qui nous entoure, dans la mesure du possible.

Marion Blanchaud : J’ai paradoxalement appris que la technologie n’est pas prête de nous éloigner ! On est tous répartis aux quatre coins de la France, mais on est aussi proches que si nous étions réunis à un même endroit ! Il y a une très bonne ambiance. À titre personnel, je me suis fait des amis très proches.

Travail d’Antoine Desarménien


Quelle a été pour vous la chose la plus importante dans votre parcours à l’école ?

Antoine Desarménien : L’aspect familial de l’école clairement ! Des professeurs et un encadrement très présents et à l’écoute. On nous suit de près pendant tout notre parcours, et même après ! Pour ma part, j’ai même fini par tisser des liens solides avec certains et c’est très rassurant de savoir qu’on “veille” encore un peu sur nous-même quand on prend notre envol ! On ne passe pas juste à l’École la Fontaine, on en garde toujours une petite partie avec nous.

Marion Blanchaud : L’évolution. On a tous progressé à une vitesse folle, on a adopté des réflexes de designer sans même s’en apercevoir. Les professeurs nous ont amenés à comprendre ce qu’est le design, au lieu de nous l’apprendre.

Travail de Marion Blanchaud


Qu’envisagez-vous pour la suite ?

Antoine Desarménien : Ayant terminé ma formation en mai 2021, je me suis lancé dans la grande aventure de l’auto-entrepreneuriat quelque temps plus tard en fondant “Studio Sans Titre”. J’adore ce que je fais, et l’indépendance que ce statut m’apporte et je compte donc bien continuer sur cette lancée pour les prochaines années ! 

Marion Blanchaud : Ah, ça ! C’est “la” question. Je souhaite poursuivre dans le design, ça c’est sûr, mais je suis encore en réflexion. Je pense poursuivre mes études encore un an ou deux.


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