Le KKC Orchestra rappe l’artisanat au côté du studio 6 Lettres

En attendant la sortie de l’album « Artisan » prévue le 4 mai, Le KKC Orchestra dévoile un premier titre éponyme et le clip qui va avec. Comme on peut s’y attendre, il y a du rap, du swing, mais aussi, et c’est une agréable surprise, de la peinture en lettres. Le jeune groupe a en effet collaboré avec Julien Raoult du studio 6 lettres, après l’avoir découvert sur notre site. Flattés d’avoir joué les entremetteurs, nous leur avons demandé de nous livrer quelques détails sur cette association.

Suivre le KKC Orchestra :
Site : http://www.kkcorchestra.com
Label : ULYSSE MAISON D’ARTISTES
Facebook : @lekkcorchestra

Suivre le studio 6 lettres :
Site : http://6lettres.com
Instagram : @6lettres

Aviez-vous déjà fait des clips et que recherchez-vous dans ce moyen de mettre de l’image sur la musique ?
Avec « 1994 » notre 1er clip réalisé par les lyonnais d’AxionKrew et qui est une réussite visuelle, j’ai compris très vite que l’image offrait une seconde vie à notre musique. Pour ce clip tourné à l’envers et en plan séquence, dédicace directe au titre « Drop » de Pharacyde réalisé par Spike Jonze, nous voulions éviter le cliché rap à la campagne équivaut à Kamini et vache. L’équation concept et image de qualité a permis à ce morceau d’avoir une vie, 4 ans après sa sortie.

Comment avez-vous opéré la DA de ce projet pour le titre « Artisan » ?
Il n’y avait pas de DA au départ vu que le morceau « Artisan » est né après notre collaboration avec Julien Raout du studio 6 lettres. Nous avions l’idée d’immortaliser ce moment et d’utiliser ces images pour animer nos réseaux sociaux. Au final cette rencontre nous a offert l’opportunité de défendre des valeurs qui animent notre groupe depuis 10 ans aujourd’hui. Pour ce clip, l’image est brute, sans recherche d’effet mais elle colle au plus près au travail de Julien. Regarder son tracé, ses mains en action et la création de ce nouveau lettrage a autant de sens pour nous que n’importe quelle réalisation de clip à gros budget. Cette volonté de mettre à l’honneur le produit que l’on façonne plus que le produit fini. Brut ne veut pas dire grossier. Sa peinture comme notre vinyle seront encore présents dans cent ans.

Comment en êtes-vous arrivés à collaborer avec 6 lettres et quels ont été vos premiers mots de brief avec lui ?
Mes premiers mots ont été « Bonjour je viens de découvrir ton travail grâce à ton interview sur Etapes et tu es la personne parfaite pour mettre en forme nos idées ». Nous voulions détourner une vieille pub « Bouillon Kub » en KKC, la peindre sur la façade d’une maison dans le Lot. Ces vieilles pubs font partie du décor chez nous et j’ai appris que les personnes qui les réalisaient étaient des peintres en lettres. Julien a été assez fou pour adhérer au projet et comme nous n’avons pas pu peindre une façade chez nous, il s’est vengé en créant un panneau de 7 mètres de long par 2,50m de haut. Le détournement d’une vielle pub et la création d’une typo « KKC » unique faite main.

Qu’est-ce qui vous a surpris/séduit dans son approche du travail manuel ?
La similitude entre son fonctionnement de peintre et notre manière de façonner la musique. La répétition d’un geste, d’une technique travaillée quotidiennement, l’utilisation de connaissances qui ont des centaines d’années, ou la recherche d’une singularité. La petite irrégularité qui pourrait ressembler à une erreur qui au final fait que l’œuvre est unique, que l’on parle du bruit d’une corde de guitare dans un enregistrement ou de la marque du pinceau dans un lettrage.

Pensez-vous collaborze sur d’autres projets ?
D’une manière ou d’une autre on retravaillera ensemble ! Que ce soit pour le groupe ou pour un autre artiste de notre label Ulysse Maison d’Artistes. Musique et graphisme marchent de paire.

Propos recueillis par Charles Loyer

design indaba

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

News

Andymation flipbook

Le cinéma dans le flipbook avec Andymation

Andymation rejoue dans un folioscope moqueur la scène finale d’Avengers Infinity War. Les folioscopes, plus communément appelés flipbook, sont des petits livrets de dessins. Feuilletés rapidement, ils donnent à l’œil l’illusion de mouvement. Faciles à réaliser, cela n’a pas empêché le flipbook d’Andymation de devenir viral. Pour rejouer la très raillée séquence « Mr Stark I don’t feel so good », il suffit de se munir d’un crayon, de papiers et de beaucoup de patience. Voir son profil Instagram.

Guardian weekly children issue on climate change

Le Guardian Weekly sur le changement climatique illustré par des enfants

C’est bien connu, la vérité sort de la bouche des enfants. Pourtant, rares sont les occasions de les entendre sur ce que l’on considère comme des « sujets d’adultes ». La semaine dernière, le Guardian Weekly, leur a tendu une perche en leur confiant le design de sa couverture. L’hebdomadaire consacrait une grande partie de ses pages au changement climatique, notamment au travers le regard des jeunes générations. La prise de parole de l’adolescente suédoise Greta Thunberg a marqué les esprits et transmis un message fort au monde entier. L’édition « Kids v Climate Change » lui offre une répercussion. Le directeur artistique de…

Installation cinétique marque Hem

Des confettis pour une installation cinétique et colorée

Pour son arrivée à Los Angeles, la marque de mobiliers suédois Hem a fait appel à Clark Thenhaus. Le designer imagine son identité architecturale et d’un patio bétonnais, en fait une vraie installation graphique. Confettis et serpentins colorés semblent comme y tomber du ciel. Le designer repense l’atrium telle une architecture vivante et cinétique, qui invite à l’échange au sein du nouveau showroom de la marque.

Flux

Eunkyoung Son rejoue les scènes de cinéma

L’illustratrice Eunkyoung Son rejoue le cinéma

L’illustratrice Eunkyoung Son réinterprète les plus iconiques scènes de cinéma. Sa palette est chaude et son coup de pinceau précis. De Call Me By Your Name à Thelma et Louise en passant par Roman Holiday, les scènes sont reconnaissables entre mille. Sa touche réaliste contraste avec les larges aplats de…

Les portraits typographiés de Sam Rodriguez

Le terrain de jeu de Sam Rodriguez s’étend sur toute la ville de San José en Californie. Fort de ses expérimentations en studio, il sait révéler au public le meilleur de ses portraits. Sur les visages, courent et s’implantent comme de nouveaux traits, des lettres hybrides et fluctuantes. Reflets des…

design indaba

Top news

Les Sorties Graphiques de février #3

Expos, vernissages, festivals ou conférences, chaque semaine étapes: note pour vous dans l’agenda les évènements de la scène graphique et artistique. Le Brand Day Paris par Monotype, au Showroom République Le spécialiste en identité visuelle, Monotype, organise ce jeudi 21 février, le Brand Day. Rendez-vous international rassemblant des marques de…

Ariel Sun illustration applat

L’ombre et la lumière dans les illustrations d’Ariel Sun

Les illustrations d’Ariel Sun font collaborer couleurs, lumière crue et ombres franches. Minimaliste dans l’âme, elle aime offrir des espaces assez aérés pour laisser l’imagination les compléter. Ses environnements colorés fonctionnent comme de doux instants à vivre et à se projeter. Suivre le travail d’Ariel Sun : ici

Eunkyoung Son rejoue les scènes de cinéma

L’illustratrice Eunkyoung Son rejoue le cinéma

L’illustratrice Eunkyoung Son réinterprète les plus iconiques scènes de cinéma. Sa palette est chaude et son coup de pinceau précis. De Call Me By Your Name à Thelma et Louise en passant par Roman Holiday, les scènes sont reconnaissables entre mille. Sa touche réaliste contraste avec les larges aplats de…