Les diplômés : Anais Vandeweghe, graphiste chez OÜI FM

Chaque année, chez étapes:, nous proposons à l’automne un numéro spécial diplômes qui présente une sélection des projets de fin d’études réalisés par les étudiants en école d’art et de design. Un an après la dernière promotion, une nouvelle génération vient de décrocher le précieux sésame. Mais que sont devenus ces jeunes graphistes dont nous avons été séduits par le projet et que nous avons eu la joie de passer dans nos colonnes au cours des années précédentes ? Nous avons mené l’enquête.

C’est au tour d’Anais Vandeweghe, ancienne étudiante du Campus Fonderie de l’Image, de répondre à nos questions un an après l’obtention de son diplôme. Son projet , « Take Time », s’attachait à expérimenter les interactions possibles sur papier imprimé afin d’imaginer d’autres manières d’insérer la publicité dans l’espace public.

Pour suivre le travail de Anais Vandeweghe : http://anaisvandeweghe.fr

Peux-tu nous raconter ton parcours depuis l’obtention de ton diplôme ?

Avant le diplôme, j’étais au Campus Fonderie de l’Image où j’ai fais mon master en alternance, ce qui a vraiment facilité mon entrée dans la vie professionnelle. À la sortie de l’école, j’avais 22 ans, mais déjà deux ans d’expérience. Je n’ai pas été reconduite là ou j’ai effectué mon alternance, mais j’ai trouvé un travail avant même la fin de mon contrat.
Ça s’est un peu passé par hasard. Je rentrais de vacances, j’ai lu un post Facebook annonçant un poste de graphiste chez OÜI FM. J’ai envoyé mon CV, passé un entretien et ça c’est bien passé. J’ai commencé par un CDD et aujourd’hui je suis en CDI. J’ai eu vraiment beaucoup de chance, parce que j’ai fini mon alternance le vendredi et le lundi j’étais déjà au travail.

Quelles sont tes missions aujourd’hui chez Oui FM ?

Je suis la seule graphiste, alors je dois m’occuper de tous les éléments de l’identité visuelle de la marque. C’est passionnant. De base, le poste est plus spécialisé en web design, mais je fais aussi du print, des affiches, des parutions… Malgré ce que l’on peut penser, la part visuelle est omniprésente à la radio !

Qu’est-ce que tu retiens de cette première année ?

Passer de l’agence à l’annonceur, m’a confortée dans l’idée que j’étais bien chez l’annonceur. En plus, j’ai la chance de travailler dans une entreprise qui me fait confiance. C’est très important et agréable.


Addictive & Sans Filtre / Création d’une parution presse déclinée en affiche et slider pour le site de la radio

Peux-tu nous en dire un peu plus sur la place du graphisme à la radio ?

C’est omniprésent. Il faut attirer l’attention des auditeurs sur le web, dans la presse. Un post sur Facebook peut paraître anodin, mais ça se travaille dans un esprit, une continuité.
En ce moment, on présente la grille de la rentrée. Il faut mettre en avant les animateurs, les artistes, les programmes, les horaires. Il faut réussir à donner visuellement l’envie d’écouter. Chaque émission, à son nom, sa couleur. Il faut créer un système graphique cohérent qui donne des repères.
Ce n’est pas nouveau, l’importance du graphisme au sein de cette radio était déjà acquise.

Pourquoi avais-tu choisis les études de graphisme ?

Depuis le collège, je suis passée par toutes les phases d’études d’art. J’ai voulu être architecte, décoratrice, styliste, il était évident pour moi de préparer un bac en arts appliqués. À ce moment j’ai découvert l’étendue de ces arts, dont le graphisme. J’ai trouvé dans cette discipline un peu tout ce qui m’attirait dans l’art. J’ai ensuite enchainé directement sur les écoles supérieures. J’en ai fait trois. Deux ans à LISAA, ensuite une année à l’Esad Orléans et ensuite le Campus Fonderie de l’image, les années les plus professionnelles.

Les trois écoles ont-elles répondu à tes attentes ?

Dans l’ensemble oui. Après, j’ai moins apprécié les Beaux Arts, dans le sens où c’était trop libre pour moi. Même si aujourd’hui, ce que j’y ai appris me sert.

Pourquoi avais-tu postulé au numéro « Diplômes » l’an dernier ?

C’était un objectif. Sur mes trois diplômes, j’en ai présenté deux. À l’école, la revue nous suit pendant toutes nos études. On a envie d’être dedans. C’est aussi un bel élan pour la suite, ça m’a donné confiance en mon travail.

As-tu continué ce travail ?

Pour le moment non. Néanmoins, un des projets du diplôme a particulièrement plu à mon directeur au cours de mon entretien d’embauche. Donc, si je peux le placer à la radio, pourquoi pas, mais je n’en ai pas envie à titre personnel.


OÜI FM / Player web

Aujourd’hui tu travailles entre print et digital ? Découvres tu des choses sur le digital ?

À la base, mes études m’ont plus orientée vers le print, mais au final, je découvre plein de nouveautés avec le web. Je pensais que les contraintes du web étaient plus faciles puisque plus éphémères. En fait, il y a un vrai travail de fond, il faut penser beaucoup de choses. C’est aussi intéressant d’amener des idées print dans le digital. J’ai l’opportunité de travailler avec un développeur. Il m’aide et m’éclaire sur les possibilités.

Si tu avais un conseil à donner aux étudiants ou futurs étudiants en graphisme ?

Si on a la possibilité de faire de l’alternance, il faut y aller, ça permet vraiment de faire la différence quand on cherche du travail.

Propos recueillis par Charles Loyer

Partagez votre projet de diplômes 2016 sur notre site dédié pour faire partie de la sélection 2016 à paraître dans la revue. Un numéro soutenu par Fotolia.

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