Les Diplômés : Louise Vendel, le doute comme force créatrice

Chaque année, chez étapes:, nous proposons à l’automne un numéro spécial diplômes qui présente une sélection de projets de fin d’études réalisés par des étudiants en écoles d’art et de design. Que sont devenus ces jeunes graphistes dont les travaux nous ont séduits et que nous avons présentés dans nos colonnes au cours des années précédentes ? Nous avons mené l’enquête.

Il n’y a pas de parcours type, le projet de diplôme de Louise Vendel : C’est une lettre de Sol LeWitt à la sculptrice Eva Hesse qui est la planche de salut de Louise Vendel. Dans cette lettre, l’artiste encourage son amie à transformer le doute en impulsion créative. C’est ainsi que Louise Vendel décide d’utiliser ses obsessions et doutes comme matière première pour son diplôme, dédramatisant l’exercice, tout en l’inscrivant dans le champs de l’intime. « Il n’y a pas de cours type » est un bilan intime, un projet plurimédia où chaque objet se répond.


Suivre Louise Vendel

Site internet : www.louisevendel.com

Instagram : @louise.vendel


Peux-tu nous raconter ton parcours depuis l’obtention de ton diplôme ?

À la sortie du diplôme j’ai fait un grand voyage qui m’a permis de prendre le temps nécessaire pour réfléchir à ce que j’allais faire et à la stratégie que j’allais adopter. À mon retour j’ai bénéficié d’une résidence en Art Visuels et Cultures Numériques durant six mois, en parallèle de mon travail en atelier.



Pourquoi ces études en particulier ?

J’ai toujours aimé dessiner, mais aussi assembler et créer des ponts entre les médiums. L’ENSAD était l’école de mes rêves depuis mes 14 ans. Tous les ateliers me faisaient rêver : sérigraphie, gravure, céramique, métal… je m’imaginais un immense laboratoire/terrain de jeux. J’ai fait un bac général tout en gardant mon objectif en tête. J’ai eu un moment d’hésitation avec l’ENSBA où j’ai été également admise, mais je ne regrette pas de m’en être tenue à mon premier choix.

Comment as-tu vécu la transition de l’école vers la vie professionnelle ? Que fais-tu aujourd’hui ?

Mon diplôme, dont le doute est le sujet, m’est venu d’une remise en question forte à l’aube de ce fameux « monde professionnel ». Ma dernière année d’étude fut un moment difficile où des questions simples mais cruciales s’imposaient. Ce fut compliqué, mais cette étape m’a permis de commencer sereinement mon parcours tout en assumant mes choix avec cette petite phrase « Il n’y a pas de parcours type. » Aujourd’hui je suis artiste. Mon travail est fondé sur le dessin et l’installation. Je travaille dans mon atelier et en tant que graphiste en parallèle.



Comment ton travail créatif a-t-il évolué depuis ton diplôme et quel regard portais-tu et portes-tu aujourd’hui sur ton projet de diplôme ?

Aujourd’hui je me sens beaucoup plus libre. Je prends le temps de mûrir mes idées, tout en travaillant dur pour garder une dynamique de production et de recherche. Mon diplôme était tout de même issu d’une urgence, j’avais donc du mal à l’apprécier sur le moment. Avec du recul, je suis fière d’avoir pu transformer de la sorte mon doute en matière à réflexion et à expérimentation.


Quels conseils créatifs aurais-tu souhaiter donner à la toi du passé ?

Prendre le temps ne veut pas dire le perdre.


Quels sont tes projets et aspirations pour l’avenir ?

Je ne peux pas dire ce que j’aimerais dans deux ans ou dans dix ans, mais je sais ce que je veux faire dans les prochains mois. Après une année riche d’une résidence, d’un prix (Prix Dauphine pour l’Art Contemporain) et d’une exposition à la Galerie du Crous, je mets en place actuellement mon prochain projet mêlant céramique et installation sonore, j’ai hâte !

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