Les Diplômés : Mathilde Poncet, illustratrice indépendante

Chaque année, chez étapes:, nous proposons à l’automne un numéro spécial diplômes qui présente une sélection des projets de fin d’études réalisés par les étudiants en école d’art et de design. Mais que sont devenus ces jeunes graphistes dont nous avons été séduits par le projet et que nous avons eu la joie de passer dans nos colonnes au cours des années précédentes ? Nous avons mené l’enquête.

Pour son projet de diplôme à l’ESAL de Metz, Mathilde a conçu une bande dessinée. L’Orsalhèr raconte l’histoire de Jean, un berger devenu montreur d’ours après la mort de son chien, et de son compagnon de scène, Ulysse. Elle y interrogeait la relation homme – animal, qui finit par se mêler et se confondre. Elle cherchait à l’époque de la publication dans étapes: un éditeur.

Site : https://mathildeponcet.com
Facebook : Mathilde Poncet Illustration
Instagram : @mathilde_poncet

Peux-tu nous raconter ton parcours depuis son obtention ?

J’ai obtenu un DNSEP Art option systèmes graphiques et narratifs à l’ESAL de Metz. Avant cela j’avais obtenu un DNAT à L’ESAL d’Epinal.
Après mon diplôme j’ai enchainé sur un service civique à l’imprimerie de la Maison du Peuple de Saint-Claude avec l’association La Fraternelle. Là bas, j’ai pu accueillir des artistes en résidence, animer des ateliers pour enfants et devenir une pro de la sérigraphie ! Ce service civique s’est terminé sur une résidence où j’ai pu dessiner, imprimer en sérigraphie, relier une bande dessinée autobiographique de 60 pages, lisible sur Grandpapier .

Le gros boulot de cette année été la réalisation de mon premier album pour enfants « Chipie décolle… et joue à cache-cache dans la galaxie » publié aux éditions l’Agrume en Avril 2017 ; un cherche et trouve intergalactique à la recherche d’un chat farceur. J’ai également dessiné le poster du numéro du mois de février du journal pour enfants BISCOTO sur le thème « Bas les masques ».

Pourquoi avais-tu choisis ces études ?

J’ai commencé par passer un bac STI Arts appliqués, c’était évident pour moi de continuer dans une filière artistique. J’ai toujours aimé dessiner et raconter des histoires, je me suis donc orientée sur l’ESAL d’Epinal qui était réputée pour son exigence en matière d’éditions, micro-éditions et illustrations, j’ai naturellement continué sur l’ESAL Metz.

Comment as tu vécu ton passage de l’école à l’insertion professionnelle ?

Plutôt bien car j’avais déjà un contact avec les éditions l’Agrume et nous parlions déjà de faire un album pour enfants ensemble. J’étais donc assurée d’être publiée en sortant de l’école. Le service civique dans une imprimerie m’a permis de faire une transition en douceur dans un domaine que j’aimais tout en m’assurant un revenu tous les mois.

As-tu trouvé un éditeur pour publier « L’Orsalhèr », ton projet de diplôme ?

Durant cette année très chargée j’ai du mettre de côté ce projet de bande dessinée que représente l’Orsalhèr. Je pense à le reprendre en changeant pas mal de choses à commencer par le titre qui sera plutôt « Le Montreur ». J’ai un petit peu commencé à le retravailler dans une version beaucoup plus sombre en noir et blanc. Bref, ce projet demande encore beaucoup de temps et de maturité mais il reste encore dans un coin de ma tête.

Quels sont tes projets pour la suite ?

J’ai trois projets d’album jeunesse avec trois auteures différentes. Nous sommes en train de faire les dossiers pour les proposer à des éditeurs. Le plus évolué s’appelle « Petit Caillou » de mon amie, l’auteure Ambre Lavandier, l’histoire d’un petit caillou plein d’ambition qui dégringole de la montagne… à suivre. J’ai aussi dessinée une bande dessinée de cinq pages qui sort cette fin d’année dans un recueil appelé « Alternatives stories of the world » à paraître aux éditions d’outre manche Blank slate books.
Enfin je participe à l’exposition UTOPIES à la Slow Galerie organisée par la revue CITRUS dans laquelle j’ai publié une bande dessinée de 15 pages « à l’origine » en mai 2016.*

Sans oublier mon fameux montreur d’ours qui m’attend encore et toujours…

*Exposition « Utopies » à la Slow Galerie (5 rue JP Timbaud Paris 11) à partir du 16 novembre.

Propos recueillis par Florian Bulou-Fezard

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