Signes du quotidien : un atelier vraiment à l’Est

Entre les travaux de commande, la recherche, l’expérimentation ou encore l’organisation de workshop, Signes du quotidien se construit au fil des semaines. Après un an d’existence, le jeune atelier fondé par Jérémy Joncheray, rejoint ensuite par Benjamin Dupuis, exerce une activité des deux côtés de la frontière franco-belge, de Strasbourg, à Liège. Un ancrage à l’Est pour les deux designers graphiques, qui envisagent aussi bien la création graphique imprimées que numériques. Aujourd’hui, ils dévoilent leur nouveau site internet. Une occasion pour étapes: de leur poser quelques question.

Pouvez-vous vous présenter ainsi que que votre atelier Signes du quotidien ?

Jérémy – Signes du quotidien est un atelier de design graphique que j’ai lancé il y a presque un an. Benjamin m’a rapidement rejoint début 2015. Nous nous concentrons sur la composition de médias et de systèmes graphiques pour différents types de structures. De mon coté, j’ai suivi le DSAA in situ lab d’Illkirch (67) à partir duquel je me suis également spécialisé dans le dialogue entre les cultures visuelles et culinaires. Je continue ces recherches via un projet connexe, Taste & Visual.

Benjamin – Pour ma part, j’ai suivi une formation d’architecture à Liège. Je l’ai complété par un deuxième Master en gestion de projet durant lequel nous nous sommes rencontré avec Jérémy. À la fin de mes études, je me suis rapidement investi dans plusieurs projets, tels que des recherches graphiques, la création d’interfaces numériques ou du design de services. Ensuite, nous avons formalisé Signes du quotidien après différents verres, projets et boulets/frites.

Pourquoi être passé de studio 923a à ce nouvel atelier ?

Jérémy – Avec Thomas Oudin, nous avons réalisé beaucoup de choses très différentes au sein du studio 923a. Après ces 3 premières années de pratique, notre vison a évolué et nous avons souhaité préciser nos volontés pour le futur en fonction de nos affinités pour certaines disciplines. De son coté, Thomas a co-fondé, en Lorraine, avec deux scénographes l’agence « On&zime ». Pour ma part, j’ai voulu me concentrer sur de nouvelles perspectives avec Signes du quotidien.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la nouvelle philosophie de Signes du quotidien, quelle approche souhaitez-vous mettre en avant ?

Benjamin – Avec Signes du quotidien, nous tentons de combiner en permanence le contexte, le contenu, le partage et la forme. Pour nous, la compréhension des enjeux est primordiale pour appréhender avec justesse un projet. Ainsi, La matière devient compréhension, interprétation, application et façonnage. Cependant, notre méthode de travail passe, avant tout, par de nombreuses discussions à l’intérieur et à l’extérieur de l’atelier, entre nous et avec nos collaborateurs. Nous nous efforçons d’échanger au maximum dans tous nos projets. Enfin, notre approche se concrétise toujours par des résultats graphiques.

Comment s’est passé le lancement, et pouvez vous nous raconter les premiers projets sous cette nouvelle entité ?

Jérémy – Concrètement, on ne peut pas véritablement parler de lancement. Nous essayons de construire les choses au fur et à mesure avec beaucoup de patience. Après un an de travail, nous dévoilons seulement aujourd’hui notre site internet développé par nos amis du Studio Meta. Cette plateforme devient pour nous un véritable outil pour nous aider à raconter notre quotidien et pour partager les prochaines étapes de notre travail.

Benjamin – Concernant notre premier projet, il s’agissait une demande de la ville de Ath en Belgique. Ce dernier est très important pour nous car il est vraiment à l’origine de l’atelier. En effet, c’est après celui-ci que nous avons formalisé notre collaboration. Il compile du graphisme, de l’urbanisme et du design de service. Il s’agit d’une étude en vue de l’ouverture d’une épicerie solidaire. Et pour parfaire le tout, nous avons été sélectionné pour la triennale internationale de design & d’innovation sociale Reciprocity à Liège pour y exposer le résultat.

Avez-vous continuer à travailler pour le même type de commande ? Comment séduire une nouvelle clientèle lorsque l’on lance un nouveau studio ?

Jérémy – D’une certaine manière notre production ne se concentre pas sur un type de commande en particulier. Nous souhaitons nous engager sur la mise en place d’un processus plutôt que sur l’objectif d’un résultat trop défini. Nous apprécions nous ouvrir à différents exercices comme l’organisation de workshop, la recherche plus expérimentale, la participation à des expositions… Mais il est évident que notre expertise se centralise sur des projets graphiques imprimés et/ou numériques.

Benjamin – Un détail très important dans la « conquête » de nouveaux projets, d’avoir rassemblé nos différentes relations. Celles-ci ont été complémentaires et nous ont permis de lancer la machine plus délicatement. Aujourd’hui, Nous nous efforçons de maintenir nos activités de manière transfrontalière entre Liège et Strasbourg pour continuer d’alimenter ces échanges et de s’ouvrir à d’autres perspectives.



© Pascal Bejan

Quels sont les champs créatifs que vous privilégiez ?

Benjamin – Nous aimons beaucoup travailler sur l’architecture de part ma formation et par notre intérêt très poussé pour cette discipline. Nous essayons de maintenir un champs plus ludique dans notre travail qui permet parfois de créer un meilleur lien entre l’usage et l’usager. Dans cette continuité, la pédagogie intervient dans notre pratique avec des projets pour MosaiCstuck, l’école d’architecture de Nancy ou encore idcampus. Enfin, sans être un champ créatif, nous nous impliquons dans des projets avec une dimension plus éthique comme le Stück, les Disco Soupe ou Welcome to…

Quelle a été votre approche pour la nouvelle identité de votre atelier ?

Jérémy – Nous tentons d’orienter notre approche vers des productions simples et didactiques. Cette volonté se traduit par des choix parfois radicaux et souvent en image à une construction architecturale ou géométrique. Le résultat de notre pratique se synthétise par la recherche de signe que nous espérons compréhensible et lisible au quotidien.

Quels sont les prochains chantier de développement du studio ?

Jérémy – Très prochainement, nous aurons beaucoup de choses qui se concrétisent. Nous parlions du Stück, la monnaie locale Strasbourgeoise réalisée en collaboration avec Nicolas Couturier, Apolline Noiré et Nicolas Pasquereau, dont le lancement aura lieu le le 3 octobre prochain. Il y a également la nouvelle maquette de l’Écho du dôme, magazine du musée de l’armée (musee-armee.fr), que nous finalisons pour la réalisation des prochains numéros. Aussi, la nouvelle identité visuelle d’idcampus se dévoilera dans les semaines à venir avec une multitudes de supports et de déclinaisons.

Benjamin – Je complète avec notre accompagnement graphique pour la mise en place du MBI (Master in Business Innovation), nouvelle formation à l’université de Bangkok. Nous souhaitons, parallèlement, continuer de coordonner des workshop et poursuivre le développement d’opportunités à l’étranger. Enfin, nous aimerions beaucoup, à l’instar de notre site web, continuer de développer des moyens pour partager et rendre visible notre travail.

Studio Meta

Le Studio Meta est une agence de web design basée à Strasbourg. Collaborateur récurrent, l’atelier a conçu la partie visuelle qui accompagne leur évolution.

7 Plis

7 plis est une marque de lunettes (vue et solaire) qui travaille uniquement avec des skateboard comme matière première pour les montures. Entièrement façonné à la main par les fondateurs, ils ont demandé à Signes du quotidien de dessiner le système graphique.

Musée de l’armée – RA 15

Le musée de l’armée située aux Invalides de Paris développe chaque année son rapport annuel. Dans la continuité de la maquette mise en place l’année dernière, l’atelier a peaufiné et précisé ce support.

élan

Début 2014, Laurent Zens, déjà propriétaire de Goodvibes, rachète Elan un magasin de chaussure à Strasbourg. Il a pour objectif de relancer et de re-dynamiser cette institution strasbourgeoise. Vigueur radicale, simplicité et force du signe rapportent à l’élan et à l’empreinte du pied.

Off-bar

Le off-bar est un bar couplé à un espace de coworking à Mont-Saint-Guibert. Ce projet se présente comme une harmonisation graphique dans un sytème existant crée par Two Designers.

Shake.in

Shake.in est un projet développé par l’atelier en collaboration avec Dries Lemmens. L’objectif principal est d’amorcer une réflexion sur l’usage des technologies mobiles en questionnant ses fonctionnalités et son contenu

Pour plus de projet, rendez-vous sur le nouveau site internet de Signes du quotidien : http://www.signesduquotidien.org/

design indaba

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